La troisième porte de Lincoln Child

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Tout d’abord, merci aux éditions Michel Laffon et à Anaïs pour l’envoi de ce livre.

Quatrième de couverture :

« Enigmologue » de renommée mondiale, Jeremy Logan s’est spécialisé dans l’investigation et l’interprétation des phénomènes étranges et paranormaux. Mais quand il est recruté par le millionnaire Porter Stone, célèbre explorateur et archéologue, il est loin de se douter de ce qui l’attend. Stone est persuadé d’avoir trouvé l’emplacement de la tombe du mythique roi Narmer, premier pharaon à avoir unifié la haute et la basse Égypte, trois mille ans avant J-C. Mieux, il est convaincu que le plus grand trésor de l’Égypte antique est enterré avec lui : la légendaire double-couronne de Narmer, que l’on dit dotée de pouvoirs extraordinaires. Enfouie depuis des millénaires dans l’un des lieux les plus inhospitaliers du monde : le Sudd, une immense zone de marécages et de mangroves inextricables à la frontière de l’Égypte et du Soudan. Dans ce décor de cauchemar mêlé de boue, de brume épaisse et de végétation pourrissante, une série d’accidents inexplicables réveille, au sein de l’équipe, la rumeur d’une ancienne malédiction : quiconque briserait le sceau de la troisième porte du tombeau serait promis à d’atroces souffrances. Logan a pour mission d’apaiser les craintes et de démêler le vrai du faux, mais plus son enquête avance, plus il soupçonne que Stone lui cache quelque chose. Quel danger terrifiant est tapi au fond du marais ? Et la plus grande découverte archéologique de tous les temps vaut-elle de courir un tel risque ?
Mon avis :
Figurez-vous que je n’avais jamais lu d’ouvrage de Lincoln Child avant celui-ci, pas même des ouvrages écrits en collaboration avec Preston, son co-auteur de toujours. Cette « troisième porte » était donc l’occasion d’une découverte.
Le premier mot qui me vient à l’esprit est « efficace ». L’intrigue est solidement construite. L’écriture tient en haleine, et les courts chapitres donnent à chaque fois envie de poursuivre la lecture, pour en savoir un peu plus sur ces incidents qui émaillent des découvertes étonnantes.  Les personnages principaux sont bien caractérisés, même si l’on peut, ou pas, les aimer.
Prenons justement Jeremy Logan, le héros de cet histoire. Il est habitué aux réactions qu’il suscite et reste donc imperturbable, même quand (Chris)Tina, l’égyptologue de renom, s’emporte contre lui – ce n’est tout de même pas de la faute de Jérémy s’il est doué dans son domaine, même si celui-ci est plus vaste que prévu.
Jeremy se retrouve dans une histoire non pas qui le dépasse (je crois qu’il en faut beaucoup) mais qui le surprend par le décalage entre le but poursuivi et l’enjeu véritable. Entre celui qui met son argent au service de la découverte scientifique (et compte bien en tirer un prestige certain, n’est-ce pas Porter Stone ? ) et celui qui propose son aide (au service de son ambition), je ne peux pas dire que j’ai trouvé les membres de l’équipe scientifique fort sympathique.
Je maintiens le « au service de son ambition », concernant le docteur Ethan Rush. Il est le premier personnage que le lecteur découvre, lors qu’un prologue sous haute tension. Nous le retrouvons après, dans son centre de recherche de Rhode Island, comme un des membres de cette mission à haut risque, grâce à sa femme Jennifer, qu’il a arraché à 14 minutes de mort clinique. J’ai tout de suite eu un rejet pour cet homme, qui sous couvert de cherche à comprendre le phénomène qu’a vécu sa femme, exploite encore et encore ce qu’elle a ressenti, faisant d’elle littéralement un objet (de recherche) plutôt qu’un être aimé qu’il choierait parce qu’il a eu la chance de l’arracher à la mort. Sous-jacent à l’intrigue digne des meilleurs romans d’aventures de Clive Cussler (ce qui me fait penser qu’il faudrait que j’en relise un bientôt), se pose la question de l’acharnement thérapeutique, des limites à ne pas franchir en matière de soin. A cet égard, Lincoln Child ne raconte pas la réanimation de Jennifer par son mari, il nous montre ce qu’elle est devenue trois ans plus tard. En passant sous silence cet épisode, qui aurait pourtant pu se teinter d’héroïsme, ou du moins d’une énorme bouffée d’émotion, l’auteur prend le parti de ne pas mettre le lecteur dans une position d’empathie avec le médecin et sa femme, l’amenant ainsi à se questionner réellement sur ce qu’il est advenu, et à ne pas s’émerveiller devant certains phénomènes, plus inquiétants que merveilleux.
La troisième porte est un bon thriler, qui ravira les amateurs du genre.
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8 réflexions sur “La troisième porte de Lincoln Child

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