Archive | 30 mars 2013

Dark Tiger de William G Tapply

Tiger

édition Gallmeister – 256 pages.

Quatrième de couverture :

Il y a sept ans, Stoney Calhoun s’est réveillé dans un hôpital de vétérans, privé de mémoire et de passé mais doté de talents inattendus. Depuis, il s’efforce de mener une vie normale, partagée entre la boutique de pêche qu’il possède avec la sublime Kate Balaban, son chien Ralph, et sa cabane perdue dans les bois. Lorsque l’Homme au Costume, qui vient régulièrement s’assurer qu’il n’a pas retrouvé la mémoire, commence à mettre en danger sa nouvelle existence, Calhoun est contraint d’enquêter sur le meurtre d’un agent gouvernemental retrouvé mort au nord de l’État. Il doit alors prendre la place d’un guide de pêche à Loon Lake Lodge, un luxueux hôtel situé en plein cœur des espaces sauvages du Maine.

Mon avis :

J’ai de la chance avec mes lectures – il faut dire que depuis mon inscription à la bibliothèque, je ne vois pas pourquoi je perdrai mon temps avec des livres qui m’ennuient. Rien de tel ici, et Dark Tiger est un fabuleux roman. J’ai pourtant mis un bon mois pour le chroniquer : Sharon, ou la reine des paresseuses.
J’ai pensé en découvrant ce héros à Dave Robichaux. Le même humanisme, la même patience – ou le même acharnement. Le même goût pour une vie simple et proche de la nature – autant que leurs activités professionnelles le leur permettent. J’ai aimé aussi « qu’aucun animal ne soit maltraité pendant l’écriture ». L’auteur n’a pas jugé utile de faire massacrer/torturer/découper en morceaux le chien de Stoney Calhoun. D’autres ne s’en seraient pas privés, et avec un luxe de détails, en plus. Ici, il enquête, et c’est déjà bien.
Il enquête avec sérénité, je crois que c’est vraiment le mot qui convient. Pas de tuerie, pas de courses poursuite, mais pas non plus de lenteur ou de redites comme dans certains romans. L’auteur prend le temps qu’il faut pour poser l’intrigue, le décor, laisser les événements venir, laisser son enquêter faire le guet, constater aussi qu’on ne lui veut pas que du bien, dans ce charmant hôtel et que les apparences sont trompeuses.
Je n’ai qu’un regret : les deux autres titres de cet auteur étaient indisponibles à la bibliothèque.