Les adieux à la reine de Chantal Thomas

Reine

Circonstance de lecture :

L’ouragan Ken Bruen a tout emporté sur son passage, ou presque. Je ne vous cacherai pas avoir abandonné un roman policier assez lamentable, et avoir aussi une bonne demi-douzaine de chronique en retard. A l’écriture !

Quatrième de couverture :

1810. Vienne est une ville ruinée et humiliée par le passage et la victoire de Napoléon. Agathe, ancienne lectrice de Marie-Antoinette, se souvient des derniers jours de la reine à Versailles après la prise de la Bastille, et particulièrement de ce jour où la famille royale s’est enfuie. Avec une écriture fébrile et minutieuse, elle restitue le faste de la Cour, savamment orchestré par cette reine si controversée.

Challenge-cinema

Mon avis :
Il a fallu d’abord me débarrasser du souvenir du film, que je n’avais pas apprécié. En lisant les premières pages de cette oeuvre, je comprends mieux pourquoi : les différences sont énormes. Dans le film, l’héroïne est une toute jeune fille qui découvre la cour, permettant ainsi d’être touchante par son dénouement et sa naïveté. Ici, Agathe est lectrice depuis une dizaine d’années. Elle connaît parfaitement la cour, ses rouages, son étiquette, elle maîtrise sur le bout des doigts les cérémonies, du petit lever au grand coucher. En un mot, elle est une aristocrate, élevée avec les principes de son Etat, qui ne lui viendrait pas à l’instant à l’idée de remettre en cause – même si les enfants des nobles pauvres doivent mourir de faim et de froid, puisque leurs parents ne peuvent travailler.Au final, nous saurons peu de choses sur ses trois journées de la Révolution, même vu par ce prisme « du dedans ». Agathe est témoin, sans qu’elle sache réellement de quoi. Elle est extraordinairement passive, passant de son rôle de lectrice à celle de l’exilée à Vienne, rattachée à une maison (Polignac), puis à l’autre (Ligne) sans qu’elle choisisse quoi que ce soit, pas même de partir de France (le film est plus explicite à ce sujet).

Certains moments sont cependant fort émouvants – comme le dénouement. D’autres permettent de cerne une personnalité, une problématique, comme la mort du frère aîné de Louis XVI, celui qui aurait dû être roi à sa place. Les descriptions sont richement organisées, peut-être un peu trop. Au final, ce roman m’a donné envie – ce que j’ai fait – de faire des recherches sur les personnages historiques qui parcourent ce livre. Je regrette tout de même qu’il n’en raconte pas assez sur l’intimité de la reine et sur ses « adieux ».

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13 réflexions sur “Les adieux à la reine de Chantal Thomas

  1. J’ai vu le film qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, voire pas de souvenirs…. Après Ken Bruen, tu as du mal, c’est normal, tout doit te sembler fade… Je ne sais pas si je dois te conseiller Johan Theorin, ce n’est pas « remuant » mais pourquoi pas, c’est un univers particulier (perso, je ne peux pas les lâcher) ! Sinon…tu vas bien trouver !!! 😀

  2. Je n’ai pas vu le film au cinéma. Mais je lirai le livre avec plaisir, j’aime les romans où se mêle l’Histoire.
    Bonne semaine Sharon et bisous d’O.

    • En fait, j’ai mis cette couverture parce que je voulais faire un rappel avec le film. Mon exemplaire est plus sobre. Viens-tu au salon du livre samedi ? J’y serai, si tu veux, je t’amène mon exemplaire (je l’ai eu au Rêve de l’escalier).

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