Archive | 10 mars 2013

L’abominable docteur Câlinou de Chris Riddell et Paul Stewart

docteur

édition Milan – 156 pages.

Quatrième de couverture :

Le marais qui pue, ses montagnes moisies, sa mare odorante, ses souris échassières, ses grenouilles péteuses ; ses magiciens, ses elfes, ses dragons…
Un monde délirant, un monde de fous. Mais un monde en danger. Seul un super-guerrier peut le sauver. Un certain Jean-Michel Chanourdi, 10 ans, écolier… Cette fois-ci, Jean-Michel Chanourdi est bien décidé à rentrer chez lui, dans le monde normal (sans ogre, ni dragon, ni grenouille péteuse). Seul problème : il lui faut d’abord récupérer le Grand Grimoire, volé par le terrible, l’horrible, l’indéfectible docteur Câlinou…
Et ce n’est pas gagné d’avance…

Avertissement :

Ce billet contient des spoilers sur le tome 2.

Mon avis :

Nous voilà de retour au marais qui pue (aucune allusion aux soucis digestifs de Nunzi, n’est-ce pas). Jean-Mi, lui, n’est pas forcément ravi d’y être, il n’est même pas ravi du tout, surtout que Randalf a toujours de bonnes excuses pour ne pas se lancer dans l’expédition dans le but de retrouver le sus-dit grimoire qui permettrait de renvoyer Jean-Michel chez lui. Il serait largement temps qu’il retrouve sa maison, même sa soeur commence à lui manquer !

Le baron Cornu, lui, est dans de beaux draps : de magnifiques nounours ornent sa couette. Sa chère et tendre épouse a été kidnappée par l’odieux docteur Calinou, qui ne cesse de lui envoyer des lettres détaillant les sévices qu’il compte faire subir à la pauvre Ingrid – sévices qui permettent au baron Cornu de voir ses nuits visités par des songes agréables. Sans Ingrid, il revit, et fait tout ce qu’elle lui avait interdit – et la liste est loooooooooooongue – et très agréable à accomplir, enfin.

Maintenant… le marais qui peu vit deux autres événements. Le premier est le départ en vacances de TOUS les elfes, ce qui est totalement anormal car les elfes ne prennent jamais de vacances. Il faut dire qu’on leur a proposé un séjour de rêves, à base de tâches harassantes, de corvées inouies et de travail sans discontinuer. Quel bonheur, non ? Nous rêvons tous de passer nos vacances ainsi.

Le second événement est le retour, au marais, d’une grande guerrière, une vraie. Elle n’a qu’un seul petit défaut, mais chut ! chacun a ses faiblesses, n’est-ce pas ?

Bref, ce troisième tome, qui clôt réellement un cycle, est très enlevé et laisse place à l’amour, le vrai, le grand, l’unique. Même si les amoureux ont parfois une drôle de tronche. Vivent les Trolls. Et vive l’humour.

Challenge-anglais

La grotte du dragon de Chris Riddell et Paul Stewart.

 

dragonQuatrième de couverture :

Il se passe des choses étranges au Marais qui pue. Des armées de petites cuillers s’entraînent au combat, des escadrons d’armoires volantes sèment la terreur, et les dragons, d’ordinaire si paisibles, kidnappent les magiciens… Jean-Michel et ses amis n’ont aucun doute : c’est l’oeuvre du terrible, de l’horrible, de l’indéfectible docteur Câlinou…

Avertissement :

Cet article contient des spoilers sur le tome 1.

Mon avis :

Oyez, oyez ! Nous sommes de retour au marais qui pue ! Quand je dis « nous », je parle des lecteurs, parce que Jean-Michel, guerrier barbare en titre, n’a toujours pas pu en partir.
Sa nouvelle mission ? Terrasser un dragon ! Et puisqu’il a déjà réussi à …. rendre son doudou à un Troll, il n’y a aucune raison pour qu’il n’y parvienne pas ! Surtout, des dragons, il y en a plusieurs au marais. Si vous regardez la carte, vous verrez qu’il est des régions « avec dragon », et d’autres « sans dragon » – pratique, pour les malheureux voyageurs. Vous constaterez encore que tous les couverts,y compris une pince à sucre, ont disparu, ce qui contrarient vivement le baron Cornu (il donne une réception) et le dragon.
Ce magnifique animal qui orne la couverture vaut à lui seul le déplacement. Quand il prend la parole, il en a des choses à dire, et ce n’est pas Jean-Michel et ses amis, conquis par tant de prestance et de savoir-vivre, qui diront le contraire. Non, il n’est guère que Randalf à être contrarié. A sa décharge, il vivra quelques péripéties fort peu agréables mais la faute à qui ? La sienne !  Il ne faut jamais contrarier un dragon, encore moins une dragonne.
Après les couverts, ce sont les armoires qui disjonctent – et pas uniquement parce que le mode d’emploi est totalement illisible, et que le bâtisseur d’armoire reste avec des vis sur les bras, sans savoir où il aurait fallu les mettre ! Clin d’oeil à une célèbre marque en kit dont le nom commence par un I. Bref, les armoires volent désormais, et éviter une armoire en mission spéciale est tout sauf évident !
Le tome 2 se termine sur un coup de théâtre – il n’est pas que Randalf à ne pas être un magicien très doué.
Le tome 3 ? Je le chronique tout de suite, je l’ai lu hier soir.

Challenge-anglaispetit bac