Archive | 31 janvier 2013

Un café maison

caféMon résumé :

Yoshitaka est retrouvé mort, une tasse de café à ses côtés. Qui a bien pu le tuer ?

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Mon avis :

Je découvre cet auteur, et ce roman est juste excellent. Tout ce que j’apprécie dans un roman policier, tout ce qui me donne envie de poursuivre le chemin avec un auteur, tout ce qui me donnerait envie que les enquêteurs n’existent pas seulement entre les pages des livres mais dans la vie. L’adjectif « attachant » me paraît encore trop faible pour ce que j’ai ressenti envers le personnage de Kaoru, suffisamment fine pour ne pas affronter son supérieur Kusigani, qui n’est pas émotionnellement en état d’accepter ses déductions et pour trouver un moyen de les faire accepter.

J’ai apprécié le rythme avec lequel l’intrigue était conduite. J’ai apprécié de ne pas trouver une intrigue secondaire qui parasite l’intrigue principale. J’ai apprécié que certains faits se dénouent assez rapidement – l’auteur refuse la facilité, et c’est tant mieux.

Conquise ? Oui.

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Les filles du samouraï, tome 3 : l’affrontement de Maya Snow

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édition Flammarion – 310 pages.

Quatrième de couverture :

Hana et Kimi ont enfin retrouvé leur mère et leur petit – frère, Moriyasu. Mais toujours en fuite, la famille erre de ville en ville, contrainte à entrer dans la clandestinité. Le terrible Hidehira sévit toujours dans les provinces, semant la mort partout où il passe. Les villageois meurent de faim, la révolte gronde. Rongées par la colère et la soif de vengeance, les deux sœurs se préparent à affronter leur destin et livrer la bataille qui leur rendra leur honneur. L’heure de la revanche est venue. Quel qu’en soit le prix…

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Mon avis :

Ne lisez pas ce qui suit si vous n’avez pas lu les deux tomes précédents car vous avez un fort risque de lire des spoilers.

Le temps de l’apaisement n’est pas encore venu pour Hana et Kimi, et le début du roman les montre en train d’affronter une nouvelle épreuve. Dit ainsi, il semblerait que les livres soient répétitifs, il n’en est rien, et ce qu’elles endurent ici n’est que la conséquence des manœuvres de leur oncle pour les faire disparaître, elles et l’héritier légitime du jito.

Le quatrième de couverture est d’ailleurs assez inexact : les deux soeurs ne sont pas rongées, l’une des deux est beaucoup plus passive que l’autre, alors que Kimi est toujours prête à en découdre. Pour elle. Pour son père et ses frères morts. Pour les villageois qui n’ont plus rien et se meurent lentement, d’épuisement et de malnutrition. Kimi se libère peu à peu de sa volonté de vengeance, pour la remplacer par une volonté de justice. J’ai aimé qu’elle soit mise en garde contre la haine et la colère qui emplissent son coeur – trop souvent, dans les romans qui prennent la vengeance pour base, il ne reste plus rien une fois les pages refermées.

Se pose une autre question : Kimi pourra-t-elle redevenir la fille qu’elle était avant ? C’est fort peu probable. Pourtant, une autre épreuve les attend : le combat physique semble terminé, il faut maintenant solliciter l’appui du Shogun, ce qui nécessite beaucoup de diplomatie. La vie auprès du Shogûn est parsemée d’embûches subtiles, d’adversaires d’autant plus redoutables qu’ils avancent à pas feutrés – comme des ninjas.

La fin de ce troisième volume apporte un rebondissement de taille. A moi maintenant de retrouver le tome 4, soigneusement rangé par mes soins.

Challenge-anglais