Archive | 19 janvier 2013

Délivrance de Jussi Adler-Olsen

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Quatrième de couverture :

Au fin fond de l’Ecosse, une bouteille ancienne en verre poli est longtemps restée sur le rebord d’une fenêtre. Personne ne l’avait remarquée, pas plus que le message qu’elle contenait. Un message qui commence par le mot Hjœlp, « au secours », en danois, écrits en lettres de sang…
Envoyée par la police anglaise à Copenhague, la mystérieuse missive atterrit entre les mains de Mørck et de son équipe. Son déchiffrage révèle qu’elle provient de deux garçons qui auraient été kidnappés dix ans plus tôt. Chose étrange : leur disparition n’a jamais été signalée…

Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour ce partenariat.

Mon avis :

Je sens que je ne vais pas me faire que des amis avec ce billet. En effet, je ne parlerai pas des enquêteurs, attachants, ni de l’intrigue, qui ne vous donne pas envie de lâcher le livre jusqu’à ce que je l’ai terminé et jusqu’à avoir – enfin – une lueur d’espoir.

Je parlerai de religion, ou plutôt des sectes qui sont le sujet principal de ce roman. Mon anticléricalisme ne va pas se trouver améliorer après cette lecture. Je connaissais l’existence de ces communautés repliées sur elles-mêmes, je connaissais l’existence de ces fous de dieu qui oublient que le message principal d’une foi véritable est « aime ton prochain comme toi-même ». Vaste précepte pour ces personnes qui font de leur vie un enfer sur terre, et plus encore celles de leurs enfants.  La véritable note d’espoir serait pour moi qu’ils parviennent à retrouver leur liberté, et parmi tous les personnages croisés dans ce livre, un seul y est parvenu – à quel prix. Je ne dirai pas son nom, pour ne pas dévoiler l’intrigue outre mesure. Je dirai simplement que grâce aux enquêteurs, il fera un nouveau pas vers l’atténuation de sa souffrance – et que grâce à lui, ils ont fait un grand pas dans la résolution de leur enquête.

Carl, Assad, Rose, trois enquêteurs émérites à la vie privée compliquée. Ils ont la politesse de ne pas s’en plaindre, de ne pas se confier non plus les uns aux autres. Je donne une mention spéciale au caractère de Rose, avec lequel les deux autres doivent composer, et pas d’un peu. Il faut de l’acharnement pour trouver le coupable, et sauver ceux qui peuvent encore l’être. N’attendez pas de pitié ou de tendresse pour le meurtrier : ce qu’il a subi dans sa jeunesse ne justifie  pas sa froide cruauté actuelle. Au contraire, il le reproduit, de manière pire encore.

Réussi, ce livre ? Oui. Au point que j’ai envie de prolonger l’aventure avec cet auteur que je ne connaissais pas.
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Une vie de dragon de Joana Olech

dragonPrésentation de l’éditeur :

«Debout dans la baignoire, mon frère était en train de se savonner es oreilles lorsque soudain, il a vu une tête de dragon sortir du trou du lavabo, depuis ce jour-là, Pompon est devenu notre plus grand secret.»
C’est la panique dans la famille Zinzin ! Un petit dragon s’est installé chez eux et est bien décidé à faire savoir qui est le chef dans la maison.
Il occupe la salle de bains pendant des heures, fait peur au chien de la voisine, mange des pizzas aux mouches et utilise l’ordinateur du père.
Avoir un dragon d’appartement n’est vraiment pas de tout repos ! Et il est bien difficile de préserver un tel secret…

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Mon avis :

J’ai acheté ce livre au salon du livre de Montreuil, non pour obtenir une dédicace, mais parce que le sujet et l’objet-livre lui même me plaisait. Puis, ce n’est pas tous les jours que je lis de la littérature jeunesse polonaise.
Tout d’abord, et bien que le livre soit relativement contemporain (2008), la vie quotidienne de Mawlina et de son frère est éloignée de la nôtre, ou du moins, de celle qui est présentée dans les romans destinés à la jeunesse. Ils ont la télévision (et oui, il est possible de regarder la télévision en famille, et non seul dans sa chambre, sur son ordinateur), ils sont fans de l’équipe de foot de Cracovie (surtout le père et le frère), ont un ordinateur mais ils ne passent pas leur temps collé à leur téléphone portable, ou à tchatter avec leur copain sur Internet, ils prennent encore le temps de se parler (ou pas, dragon oblige) ou d’aller les uns chez les autres. De même, ils font des sorties en famille – et oui, la famille n’est ni divorcée, ni recomposée, les deux parents travaillent, bref, nous sommes éloignés au possible de ce que la littérature jeunesse française peut nous offrir actuellement.
Reste le gros problème qui se pose à cette famille : le dragon. Un dragon qui parle, en plus, et très disposé à rester chez eux, tout en accomplissant quelques bêtises, par-ci, par là. Il est la vedette de ce roman, puisqu’il est quasiment le seul, en dehors de ses compagnons à poils ou à écailles à être dessiné, dans des positions souvent évocatrices des catastrophes qu’il a pu provoqués.
Mettons-nous à la place de la famille Zinzin : ce n’est pas facile tous les jours de prendre soin d’un dragon, de le nourrir, de le distraire, voire même de le promener !  Ce n’est pas facile de le laisser seul, toute la journée ! Ce n’est pas facile non plus d’éviter de parler de dragons légendaires, injustement massacrés (là, nous avons seulement le point de vue de Pompon). Cependant, il faut bien avouer que ses connaissances en sciences naturelles sont bien utiles pour rédiger des devoirs – et d’autres choses encore.

Drôle et bien construit, une vie de dragon réjouira les jeunes lecteurs et les fans de dragons hors du commun.
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