Archive | 9 janvier 2013

Roma Enigma de Gilda Piersanti

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Mon résumé :

Rome, quartier de la Garbatella. Une jeune femme s’écroule devant une boulangerie. Qui a pu vouloir la tuer ? Mariella Del Luca mène l’enquête.

challengeQuatreSaisons

Mon avis :

Cette fois-ci, peu de temps s’est écoulé depuis la fin de Vengeances romaines : deux mois. Mariella a définitivement rompu avec Paolo et tente de dissimuler un secret à d’Innoncenzo et Silvia. Force est de constater qu’elle est douée pour cela : elle tient ce don de sa mère.

Ce tome commence un peu comme le tome précédent : un meurtre en direct, si ce n’est qu’ici, ce n’est pas une reconstitution pour le cinéma. Nous connaissons donc très vite son mobile et le jeu du hasard : le meurtrier a raté sa cible et tué une innocente. L’auteur construit alors son intrigue sur un paradoxe : le véritable meurtre passe pou une mort naturelle, l’accident est pris pour un crime prémédité. Commence alors une enquête sur des bases faussées, qui prouvent qye quand on cherche, on trouve des mobiles variés et universels. Restent les preuves matérielles (comme dans les Expert) à condition que l’on veuille bien se donner la peine de les examiner et d’en tirer des conclusions réfléchies.

Puis, nous avons le coupable, qui tient une place prépondérante dans ce roman – trop, à mon goût, car sa personnalité me hérisse. Je ne suis pas la seule, car Mariella n’est plus la jeune fliquette inattentive de Rouge abattoir, et se rend compte que quelque chose ne va pas dans son comportement. Dommage qu’elle soit la seule, et que l’entourage de cette personne ne s’en rende pas compte, y compris les personnes dont il abuse de la faiblesse.

Nous ne sommes pas dans « la vraie vie  » car le traitement final qui lui est affligé me paraîtrait peu possible, sauf à risque de gros ennuis à sa hiérarchie. Cependant, ce « traitement » est fort libérateur, que ce soit pour les enquêteurs, d’Innoncenzo en tête, ou pour la lectrice que je suis.

Gilda Piersanti retrouve dans ce roman ces thèmes de prédilection, parmi lesquels les relations mère/fille et mère/fils, égratignant au passage l’image traditionnelle de la mamma italienne. Lancinants, les souvenirs de la seconde guerre mondiale reviennent en force, hantent les vivants, tout comme ses enquêtes précédentes hantent Mariella.

Le roman, qui prend place dans le quartier populaire de la Garbatella, s’ancre également dans la réalité, comme le montre l’épilogue.

En dépit de ses inégalités, je poursuivrai la lecture de cette série.

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