Jaune Caravage, un automne meurtrier de Gilda PIersanti

jauneQuatrième de couverture (extraits) :

Rome, 2006. La Nuit Blanche fait place à l’aurore. Les bruits de la fête se sont évanouis. Pour Eva aussi, la fête est finie : sur les bords du Tibre gît l’adolescente, fauchée au printemps de sa vie, un matin d’automne romain…

challengeQuatreSaisons

Mon avis :

J’ai dit, lors d’un précédent billet, que l’erreur était humaine et que j’avais eu raison de lire un autre roman de cette auteur. Je le confirme : ce roman policier est vraiment extrêmement bon.

Surtout, l’auteur ne fait pas l’erreur de faire se suivre les enquêtes les unes après les autres. Cinq ans séparent ce roman de Vert Palatino, trois de Bleu catacombes et depuis, les relations entre Mariella et Paolo sont restées relativement stables, même si la jeune femme tient à garder son indépendance… deux jours par semaine.  Elle fait toujours équipe avec Silvia, et gare au collègue un peu lourdaud qui voudrait séparer ce duo : les deux jeunes femmes, si différentes, pas forcément d’accord sur la manière de mener un interrogatoire, se complètent parfaitement.

Les affaires en cours sont tous sauf faciles, dans cet été finissant (nous sommes début septembre). Eva est une jeune adolescente, et sa mort est affreuse. Ses proches, que ce soit sa mère, le compagnon de sa mère ou sa meilleure amie, sont anéantis. Même le vieil homme qui a découvert le corps en promenant Bella, son fidèle berger, a dû être hospitalisé devant la violence de ce qu’il a découvert. Et pourtant, il en avait vécu d’autres, pendant la guerre, notamment l’horreur d’un massacre que Mariella rappelle à notre mémoire, dans ce tome ou dans Bleu catacombe ou la rafle de tous les habitants du ghetto. Le passé retient toute son attention, même si elle ne parle jamais de « devoir de mémoire », l’emploi de ce terme n’est pas utile ici.

Mais revenons à l’enquête, qui est le sujet principal de tout roman policier. Ou plutôt, les enquêtes, car il est faut de croire qu’une équipe peut se concentrer sur une seule et unique affaire, aussi médiatisée soit-elle. Aucune piste ne reste inexplorée, surtout pas celles qui semblent terriblement d’actualité, comme le règlement de compte ou le trafic de drogues. La réalité sera encore plus sordide, s’il est possible, mais toujours à rechercher dans la personnalité de la victime, pas ailleurs. Dans les romans de Gilda Piersanti, les tueurs en série supprimant aveuglément de parfaits inconnus n’ont pas droit de cité. Parfois, même, le meurtrier est plus victime que ceux à qui il a ôté la vie – et celui-ci ne fait pas exception, véritable cas d’école, coincé entre l’indifférence des uns, et la perversité manipulatrice des autres.

Je suis allée au bout des Quatre saisons de Gilda Piersanti, premier cycle. Je m’attacherai bientôt au second cycle.

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7 réflexions sur “Jaune Caravage, un automne meurtrier de Gilda PIersanti

    • Non, ce n’est pas celui-là, Vert Palatino est bien, il faut juste que je trouve le courage… d’écrire l’article. Celui que je n’ai pas aimé, c’est Rouge abattoir (un hiver meurtrier). Heureusement, l’héroïne a beaucoup changé entre ces deux volumes.

  1. Pingback: Voisins voisines 2013 : le billet récapitulatif «

    • Oui, toutes les enquêtes prennent place dans un quartier de Rome différent, du moins, les cinq que j’ai lues jusqu’à maintenant. Mais comme le tome 6 se nome Roma enigma, je pense qu’il se passe à Rome aussi.

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