Le disparu du Perséphone

GrantEdition Liana Levi – 196 pages.

Quatrième de couverture :

Un séjour en Crète doit permettre au professeur Grant d’accomplir son rêve de vacances. Hélàs, dès son premier plongeon dans les eaux transparentes, il aperçoit le corps inanimé de Lomax, un collègue d’Oxford. C’en est fini de ses paisibles vacances. Des fouilles archéologiques à l’histoire récente de la Grèce, Patrick Grant aura bien du mal à dénouer le fil d’Ariane.

Mon avis :

Faire des recherches minutieuses dans le réseau de bibliothèque dans lequel je suis inscrite a un gros avantage : j’ai déniché ce livre d’une auteur que je ne connaissais pas. Née en 1924, membre des Wrens pendant la seconde guerre mondiale (ce qui explique qu’elle connaisse si bien le sujet), Margareth Yorke est décédée le 17 novembre 2012. Ce roman est le quatrième qui met en scène Patrick Grant, professeur à Oxford.

Tout ne commençait pas bien pour lui : la mort de son ami Alec, avec lequel il devait visiter la Crète, n’est pas de bon augure pour ses vacances. De plus, il lui a promis de retrouver Yannis, so filleul, dont il est sans nouvelles depuis un an. Patrick est homme de paroles, et même la mort… de sa chère voiture ne le fera pas changer d’avis. Curieux, pourtant, qu’elle soit voler et détruite juste avant son voyage.

Partir, c’est aussi tâcher d’oublier les crimes auxquels il a été mêlé bien malgré lui. Ce n’est pas la découverte du corps de son confrère Lomax qui l’aidera. Patrick attirerait-il les meurtres ? Il espère bien que non ! En tout cas, il n’est pas un détective amateur, il n’est pas question pour lui d’entraver l’enquête de la police – si enquête il y a : même si l’accident est étrange, même si le suicide est peu probable, la mort de Lomax est naturelle. Sa femme Gwenda tenait plus du dragon qu’autre chose, ce n’était pas une raison pour en finir ! Puis, le fil du récit nous montrera Gwenda sous un autre jour – pas aussi antipathique qu’elle en avait l’air.

Les femmes ont une grande importance dans ce récit, et elles sont souvent décrites uniquement grâce à leur chevelure. Ursula a de somptueux cheveux blancs, Véra Hastings des cheveux gris emmêlés, Ilena a les cheveux gris aussi, sans avoir la rigueur et la jovialité de Véra (il y a une raison à cela), Jill est blonde. Quant à Elsie, touriste américaine qui suit son mari d’origine grecque dans son périple, elle teint en noir corbeau ses cheveux blonds. Ou quand la coiffure en dit long sur la personnalité.

Plus Patrick poursuit son périple jusqu’à l’île (imaginée par l’auteur) de Mikronisos, plus les mystères s’épaississent, surtout depuis qu’un second universitaire a trouvé une mort accidentelle. Et si la police fait bien son travail, Patrick devra tout de même lui donner, finalement, un coup de main tout en respectant la promesse qu’il a faite à Alec, et même plus encore. Il est impossible de sauver quelqu’un qui ne veut pas l’être. Il est possible de rendre justice aux morts, même près de trente ans plus tard.

A ma prochaine visite à la bibliothèque, j’emprunterai un autre livre de cette auteur.

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8 réflexions sur “Le disparu du Perséphone

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