Bleu catacombe, un été meurtrier de Gilda Piersanti

bleu catacombePrésentation de l’éditeur :

Août 2003. En pleine canicule, les Romains se pressent dans les catacombes de la Ville éternelle, en quête d’un peu de fraîcheur. Et leur découverte a en effet de quoi glacer les sangs : plusieurs têtes coupées, notamment celle d’un cinéaste de renom. Alors que les décapitations se succèdent et que son idylle avec Paolo, jeune archéologue, s’épanouit, l’inspecteur principal Mariella De Luca essaie de garder la tête froide. L’affaire prenant, de jour en jour, les allures d’une gigantesque tragédie antique, elle va tenter de trouver le lien entre les victimes et le célèbre mythe de Judith, héroïne de la Bible qui a décapité son ennemi.

Mon avis :

L’erreur est humaine, je dois le reconnaître. Autant j’ai détesté le premier volume des aventures de Mariella De Luca, autant j’ai adoré ce volume-ci, particulièrement réussi.

Il faut dire que Mariella n’est plus la jeune enquêteuse à la vie privée chaotique du premier volume. Elle essaie d’établir une relation sérieuse avec Paolo, son amoureux, tout en portant le poids de son passé professionnel : un de ses hommes est mort lors de l’enquête Vert Palatino (chronique bientôt) en partie parce qu’il a voulu faire cavalier seul, et elle ne laissera pas un autre policier faire du zèle. Entière, elle ne livre rien de son passé à Paolo, et je ne peux le lui reprocher : elle n’a pas à subir une enquête policière à domicile, elle a assez à faire avec ce double meurtre.

Enquêter l’été est difficile. Je ne vous parle pas de la chaleur, qui pèse pourtant sur la ville. Je vous parle de tous ces enquêteurs et autres légistes qui sont en vacances, et qu’il est fort difficile de les faire revenir. Il faut aussi composer avec des journalistes qui n’ont rien à se mettre sous la dent et qui sont ravis de pouvoir écrire des articles sensationnels sur « le tueur des catacombes ».

Pas de surprise, au début, pour le lecteur : nous sommes témoins du crime, nous savons quels sont les meurtriers. Nous ignorons cependant leur mobile, suffisamment puissant pour se montrer sans pitié envers leurs victimes. Nous le découvrirons bien assez tôt – dans les dernières pages du livre – et ce qui les a poussés à tuer est pire que les meurtres qui ont été commis. Vous me direz : « rien n’est pire que la mort ». Si : il est des crimes qui laissent la victime en vie.

Mariella fait preuve de pugnacité dans son enquête, et se montre intraitable envers les témoins. Ceux qui n’ont rien à cacher lui livrent de précieux renseignements. Ceux qui ont quelque chose à cacher ne peuvent la duper, et elle s’acharnera à établir la vérité, avec ou sans leur aide. Comme souvent dans les romans policiers, l’envers du décor n’est pas très beau à voir, et il est facile de colorer des meilleures intentions… l’envie d’être célèbre et l’appât du gain.

Je n’ai qu’un regret : ne pas avoir le quatrième tome à portée de main !

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destin

 

16 réflexions sur “Bleu catacombe, un été meurtrier de Gilda Piersanti

  1. Pingback: Voisins voisines : le billet récapitulatif «

  2. Et me voici de retour !!!
    Encore une découverte pour moi. Il faudra que je le note… lorsque je retrouverai mes repères. Cette petite absence est fatale pour mon rythme bloguesque.
    Bise

  3. Pingback: Jaune Caravage, un automne meurtrier de Gilda PIersanti | deslivresetsharon

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