Mon premier meurtre de Leena Lehtolainen

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Présentation de l’éditeur :

Après quelques années à la police nationale où la routine des procès-verbaux et interrogatoires de petits délinquants l’ennuie, Maria Kallio reprend ses études à la fac de droit. Elle accepte alors un remplacement. C’est l’occasion de sa première enquête criminelle : un jeune homme est retrouvé noyé, après un week-end dans la villa de ses parents en compagnie de sept autres membres d’une chorale. L’un d’eux est forcément le coupable. Maria connaît les suspects et sa jeunesse ne la rend guère crédible. La victime était un garçon riche, talentueux et aux succès faciles. Autant de bonnes raisons de lui en vouloir…

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Mon avis :

Je le dis, je le redis, le troisième volet des enquête de Maria Kallio représente ce qui se fait pour moi de pire en matière de littérature policière, avec une héroïne qui :
– est incapable de poser des questions que tout autre enquêteur poserait, sous prétexte que LE suspect est un ancien flirt.
– ne trouve le coupable que par le plus grand des hasards.
– pense que l’anorexie, c’est la faute de la mère, exclusivement (quelqu’un peut lui envoyer quelques livres sur le sujet ?).
– se comporte comme une ado de quinze ans alors qu’elle en a trente.

Pourquoi ai-je lu ce premier tome, alors ? Parce que je l’avais acheté depuis deux ans, et que je cherchais une lecture compatible avec le mal de tête qui me gênait (et qui me gène toujours).
Je vous rassure tout de suite ! les trente premières pages ont été dures, tant les clichés s’accumulent. L’héroïne, Maria, a repris ses études parce qu’elle ne sait pas trop quoi faire dans la vie. Elle effectue un remplacement à la police criminelle et de fait, se trouve la supérieure hiérarchique de policiers qui ont dix ans de maison, à cause de sa formation donc. Elle a du mal à se faire respecter à cause de son physique « trop mignon ». Pourtant, elle a certaines bonnes habitudes masculines : elle adore boire de la bière mais sait qu’il ne faut pas qu’elle en abuse, elle pratique la musculation à haute dose si bien qu’elle peine à remettre certains vêtements. Parlons-en, des vêtements : quelle femme remettrait un chemisier ayant des auréoles de transpiration séchées sous les bras parce qu’elle n’a plus rien à se mettre (de propre, de repassé, de recousu ?). Certainement pas moi ! Dernier détail, qui aura son importance dans les autres épisodes : elle peine à boutonner son chemisier, car elle a du mal à rentrer certains éléments de son anatomie dedans. C’était sans doute une manière subtile de dire qu’elle est blonde à reflets roux (chut ! Ils ne sont pas naturels, il ne faut pas le dire) à forte poitrine.

Il serait temps que je vous parle de l’enquête, car, bien sûr, il y a une enquête. En effet, un ami de Maria, séducteur invétéré, a été tué au cour d’un week-end fort sympathique, pendant lequel la choral d’étudiant dont il est membre répétait. Il avait beau avoir fini ses études depuis quatre ans, il en faisait toujours parti. Les autres membres approchent la trentaine – Maria n’est pas la seule à chercher sa voie, et son amie Tuulia a déjà changer trois fois d’orientations. Tout porte à croire que le meurtrier est un des membres de la choral, et non, comme aimerait le croire le père de la victime, un vagabond ou un cambrioleur. Qui pouvait le détester suffisamment pour lui fendre le crâne avec une hache ?

Maria poursuit consciencieusement son enquête, tout en ayant parfois l’impression de passer à côté d’éléments importants, ou d’oublier de poser des questions essentielles – ce n’est pas qu’une impression. Elle découvre les petits secrets de chacun, leur petit trafic, et si certains s’en sortent plutôt bien, ce n’est pas le cas pour tout le monde. Si vous lisez ce livre, ne ratez pas l’arrestation du coupable : un morceau d’anthologie, que l’on ne trouverait même pas dans les pires séries françaises !

Je terminerai mon article par un fait de droit finlandais qui m’a vraiment choqué. Là-bas, un viol est passible … d’amende. La prison (pour six mois !) n’est envisageable qu’en cas de récidive. Le droit des femmes a encore des progrès à faire.

21 réflexions sur “Mon premier meurtre de Leena Lehtolainen

  1. Pingback: Voisins voisines : le billet récapitulatif «

  2. Eh bien tu aimes te faire du mal, toi !!!!! Pas étonnant que le mal de tête soit encore là…
    Pour le viol, en Allemagne, quand la personne agressée a au-dessus de 14 ans, il faut qu’elle prouve qu’il y a eu agression, et tant qu’il n’y a pas de preuve, le coupable est libre. Donc, dans le cas d’agression sexuelle sans pénétration par exemple, pas de preuve ADN, donc pas de preuve, donc le type peut recommencer quand il veut. C »est arrivé à une jeune fille allemande qu’on connait, 15 ans, agressée par son prof de théâtre, qui continue tranquillement à donner ses cours…

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