Archive | 30 novembre 2012

L’embellie d’Ava Audur Olafsdottir.

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Présentation de l’éditeur :

C’est la belle histoire d’une femme libre et d’un enfant prêté, le temps d’une équipée hivernale autour de l’Islande par la route côtière.
En ce ténébreux mois de novembre islandais, exceptionnellement doux au point de noyer l’île sous les pluies et les crues, la narratrice, qui ne cesse de se tourner elle-même en dérision, voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie, Audur, lui demander de s’occuper, pour au moins une saison, de son fils de cinq ans.

Mon avis ou comment on reparle de mon insensibilité légendaire :

Autant vous le dire tout de suite : j’ai lu beaucoup d’avis positifs sur ce livre. Autant vous le dire tout de suite : le mien ne le sera pas. J’ai même été hérissée très rapidement par l’héroïne, sa meilleure amie, les invraisemblances que j’ai relevées, l’opinion que la sus-dite meilleure amie a des femmes enceintes françaises et italiennes, les nombreux animaux qui finissent tués d’une manière ou d’une autre dans le roman.  Je ne vous parlerai pas non plus des méthodes éducatives que subit Tumi de la part de « l’enseignante » qui en a la charge. Appelez-moi désormais Sharon le porc-épic.

J’ai (un peu) été touchée par l’écriture, juste un peu, pas suffisamment. Ne me demandez pas d’être touchée par une femme plaquée par son mari et son amant en même temps, cela me ferait plutôt sourire. Ne me demandez pas non plus de ressentir de l’émotion quand ce qui est raconté l’est avec un détachement certain. Bien sûr, elle devient un peu plus sympathique au fur et à mesure qu’elle s’occupe de Tumi, qu’elle prend soin d’un autre être qu’elle-même. A cause de tout ce que j’ai cité plus haut, je ne me suis pas attachée à elle.

Curieux, non ? Je suis pourtant une grande fan de littérature islandaise, d’habitude. A croire que seule la littérature policière islandaise parvient à m’émouvoir.