Archive | 25 novembre 2012

Michel Berger : Haute Fidélité

Parole : France Gall – Photos : Thierry Boccon-Gibod.

Merci à Babelio et aux éditions Fetjaine pour ce partenariat, que je chronique très en retard.

Mon avis :

Tous ceux qui me connaissent savent que je suis fan de Michel Berger depuis 1985. Sa disparition en 1992 n’a pas entraîné la disparition de mon admiration pour lui, pour ses chansons. Je n’ai pas voulu lire de biographie de Michel Berger. A quoi bon ? Sa vie privée doit le rester, je préfère écouter et ré-écouter ses chansons.

Pourtant, lors de l’avant-dernière opération de Masse critique, je me suis portée volontaire, parce que ce livre n’est pas une biographie mais un album souvenir, qui nous dévoile un peu de l’intimité de cet homme si discret et si pudique. Les paroles sont de France Gall, les images de Thierry Boccon-Gibod, photographe qui a connu Michel Berger au lycée et le photographia pendant plus de vingt ans.

Plus qu’un livre à lire du début à la fin, en un temps record (vous connaissez mes habitudes de lectures), ce beau livre invite à la flânerie, au retour en arrière, aux arrêts sur image pour des photos particulièrement intimes. Thierry Boccon-Gibod le dit, certaines photos révèlent des moments d’intimité et n’ont pas été publiées à l’époque. Je pense notamment à cette très belle photo de France Gall et de Michel Berger lors des répétitions de Starmania. Intimité, oui, voyeurisme, jamais.

Ce livre est axé sur les temps forts de la vie et de la carrière de Michel Berger : les premières années, Starmania, la première scène, les succès partagés, Double jeu et la pochette si saisissante de l’album, dont nous pouvons quasiment voir le making-off. Je n’ai garde d’oublier l’engagement, avec ce texte « Opération Delta », présenté sur une double page. Plus de vingt ans après, les « ironiques » et les « indifférents » dont il parle sont toujours là (et bien là). La volonté de s’engager des plus jeunes aussi, je peux en témoigner.

Je ne peux terminer cet article sans chanson. Voici ma préférée, qui donne son titre à une des parties de cet album :

La guerre des clans, tome 1 d’Erin Hunter

Circonstance de lecture :

Ce livre m’a été prêté par un de mes élèves. Je le remercie sincèrement.

Mon résumé :

Rusty est un jeune chaton domestique, ami avec Ficelle, le chaton des voisins. Cependant, cette vie ne le satisfait pas : manger des croquettes fades, boire de l’eau encore plus fade, très peu pour lui. Aussi, il s’aventure dans la forêt, et rencontre deux chats sauvages, membres du Clan de Tonnerre. Ils lui proposent, après avoir évalué ses possibilités, de se joindre à eux, sans possibilité de retour. Rusty accepte et devient Nuage de feu.

Challenge Jeunesse/Young adult chez Mutinelle et Kalea.

Mon avis :

Ce livre est le premier tome d’une longue saga, qui n’est pas sans me faire penser aux Chevaliers d’Emeraude, pour la longueur – la niaiserie en moins. Vous me direz que j’ai bien lu les douze tomes des chevaliers – oui, et j’ai beaucoup ri aux derniers, pas sûre que ce soit volontaire.

Ici, pas de rire, mais la lutte pour la survie du clan du Tonnerre. Etoile bleue, leur chef, est inquiète : la nourriture vient  à manquer, son fidèle lieutenant, Plume Rousse, est mort au cours d’un affrontement, un autre guerrier et son apprenti ont survécu, pas forcément en bon état pour l’apprenti. Il est temps de former de nouveaux guerriers. Je serai presque tentée, en ailourophile convaincu, de dire « d’apporter du sang neuf » : la consanguinité n’est pas bonne non plus pour les chats, et je sais de quoi je parle ! Bref, l’arrivée de Rusty, futur guerrier phénoménal est propice à ce que souffle un vent nouveau. C’est qu’il faut aussi que les membres du Clan accepte ce chat domestique, et rien n’est gagné pour lui, non qu’il regrette sa vie d’avant, il regrette juste ses amis d’avant.

L’intrigue est bien construite. Pendant les cent cinquante premières pages, j’ai été tentée de dire qu’elle était classique. Puis, survient Croc Jaune, personnage éminemment intéressant. Chatte solitaire ? Traitresse ? L’ancienne guérisseuse du clan des Ombres suscite peur et interrogation. Si elle n’a pas la beauté de la guérisseuse du clan du Tonnerre (une écaille de tortue), cette ancienne guerrière n’en est pas moins courageuse et charismatique. Comme dans tous les romans d’aventures, la traitrise est passible de morts. Reste à savoir quelle peut être la pire des trahisons, et qui est véritablement traitre.

Un dernier conseil : ne lisez pas la longue liste de personnages en début d’ouvrages. Il est bien plus facile de mémoriser les noms quand on découvre les personnages au fur et à mesure (mention spéciale pour une ancienne borgne et presque sourde).

Challenge God Save the livre organisé par Antoni