Archive | 9 novembre 2012

Lune de glace de Jan Costin Wagner

Mon résumé :

Le jeune inspecteur Kimmo Joentaa vient de perdre sa femme de la maladie d’Hodgkin. Il décide de reprendre immédiatement le travail. Justement, un crime inexplicable a été commis la nuit dernière, une femme a été retrouvée étouffée dans son sommeil. Aucun signe d’effraction n’a été constaté.

Mon avis :

Je commencerai par un premier point, sujet d’agacement pour moi : Sanna Joentaa est morte de la maladie d’Hogkin et son entourage de s’étonner. Cette maladie ne touche que les hommes ! Comment peuvent-ils ignorer, en 2003, ce que je sais depuis 1985 ? De même, cette maladie est présentée comme incurable. Je ne connais pas les statistiques actuelles (je me fie peu aux infos trouvés sur Internet), je sais seulement qu’en 1992, 66 % des malades atteints de cette maladie guérissaient. On m’objectera que, pour ses parents, c’est une manière de conjurer la triste réalité. D’une certaine manière, peut-être, mais nier le diagnostique sans en chercher un autre, sans accompagner la malade – surtout si elle est votre fille unique et qu’elle se sait condamnée – me paraît une étrange passivité. Je sais très bien que ma réaction provient aussi du fait que j’ai été très tôt confrontée à la maladie, aux décès de proches (tout comme ma mère et ma grand-mère avant moi), pourtant ces imprécisions, cette béance psychologiques ont le don de m’agacer dans un roman qui se veut psychologique.

Officiellement, c’est un roman policier. Officieusement, ce livre est surtout un roman psychologique. Ce n’est pas un hasard si j’ai acheté hier un roman dont le héros se trouve être un jeune veuf pour lequel enquêter sur des meurtres est un dérivatif à la mort de sa femme. Les développements sur les stratégies qu’il met en œuvre pour endormir sa douleur sont intéressants, tout comme ses réactions face à ses proches : parents de sa femme, sa propre mère, pour laquelle il éprouve un attachement ambivalent, ami d’enfance, venu exprès pour le soutenir, collègues, voisins, et même parfaite inconnue à laquelle il peut se confier puisqu’elle ne fait pas partie de sa vie d’avant, la vie avec Sanna. J’ai aussi beaucoup aimé Katela, son supérieur aux réactions si imprévisibles. Katela le comprend, car lui aussi vit un drame personnel, bien caché aux autres membres de la section. J’ai aussi apprécié tous les chapitres dans lesquels Kimmo évoque sa femme, ce qui la rend vivante et touchante.

Reste l’enquête, et là, vraiment, le bas blesse. Nous suivons ses développements, assez soutenus pendant la première moitié du roman, avant qu’ils deviennent fortement languissants dans la deuxième partie – et deux cents pages de langueur, c’est beaucoup. J’en avais presque oublié qu’une enquête secondaire venait se greffer à l’enquête principale, tant celle-ci donnait l’impression de se terminer en queue de poisson, en dépit de l’arrestation du coupable. D’ailleurs, pour que les policiers de Turku se mettent réellement sur la piste du tueur en série qui nous occupe, il a fallu que celui-ci fasse preuve de bonne volonté !

Certains chapitres sont consacrés au tueur, nous sommes littéralement dans sa tête – j’aurai simplement apprécié que les chapitres intrigue principale/introspection du tueur soit mieux distingués. Surtout, être dans la tête du tueur nous fait comprendre sa folie, sans qu’à un seul moment de l’intrigue nous ne comprenions, voir même ne devinions, la cause profonde de sa folie. Dans cette deuxième partie, beaucoup de développement ne sont pas satisfaisants, pas même le dénouement. Je veux bien que cet auteur allemand, qui situe son action en Finlande, ait mis un peu de l’atmosphère scandinave dans son oeuvre. Je regrette d’avoir ressenti autant d’insatisfaction.

Lune de glace est le premier volume d’une série qui en comporte quatre à ce jour. A vous de voir si vous avez envie de vous laisser tenter !

Concours sur le blog des mille et une pages

Je sais ce que vous allez me dire : ce n’est pas un avis. Oui, je sais. Seulement, après un billet d’humeur, autant rédiger un billet de bonne humeur.

Stéphie, du blog des mille et une pages organise sur son blog deux concours, l’un en partenariat avec Audiolib pour gagner un livre audio de Cinquantes nuances de Grey d’EL James,  l’autre avec  les éditions Jean-Claude Lattès qui mettent en jeu 5 exemplaires papier du roman. Pour le concours en partenariat avec Audiolib,je vous laisse cliquer ICI . Pour le concours avec les éditions Jean-Claude Lattès, il faut cliquer sur celui-ci. Le concours est ouvert sur le blog  de Stéphie jusqu’au dimanche 25 novembre.

J’ai participé pour le fun – et bien oui, moi aussi, j’ai envie de découvrir ce livre dont tout le monde parle !

50 nuances