Archive | 1 novembre 2012

Challenge New York en littérature : bilan et nouveau challenge

J’ai appris une bonne nouvelle livresque ce soir : le challenge New York 2013 commence ce soir. Pour vous inscrire, n’hésitez pas à vous rendre sur cette page :

J’avais pris beaucoup de plaisir à participer à l’édition 2012, c’est donc tout naturellement que je me suis réinscrite cette année. L’an dernier, mes lectures étaient sur mon ancien blog, cette année, elles seront toutes sur celui-ci.

Mon objectif de l’an dernier était de lire sept livres, j’en ai lu neuf, je suis donc satisfaite du résultat, d’autant plus que toutes mes lectures, à une exception, furent de belles découvertes, et qu’aucune ne fut une réelle déception. Voici mes lectures :

  1. La vie à deux, Dorothy Parker
  2. Bal de givre à New York,  Fabrice Colin
  3. Les saisons de la nuit, Colum Mc Cann
  4. Une (irrésistible) envie de sucré, Meg Cabot
  5. Une irrésistible envie d’aimer, Meg Cabot
  6. Une irrésistible envie de dire oui, Meg Cabot
  7. Percy Jackson tome 5, Rick Riordan
  8. Stuart Little, EB White
  9. New York, New York, Marimo Ragawa

Je ne pense pas faire aussi bien cette année, pour l’instant, je me fixe un objectif de quatre livres.

Ce challenge a également une page Facebook : Lettres New-Yorkaises.

Le sang des farines de Jean-François Parot

Quatrième de couverture :

Nicolas Le Floch, Commissaire au Châtelet sous le règne du jeune Louis XVI, se trouve plongé au coeur de terribles événements à la fois politiques et personnels. De retour d’une mission en Autriche où il fait d’étonnantes découvertes sur les atteintes portées au Secret du Roi, il retrouve un Paris en colère où la guerre des farines fait rage. Avec le soutien du Roi et l’aide de ses fidèles amis, il enquête sur la mort suspecte d’un boulanger qui l’amène bientôt à soupçonner un complot et des liens entre ces événements et ceux survenus à Vienne. Les mystères s’accumulent et Nicolas devra faire vite pour résoudre cette affaire qui met en péril l’équilibre déjà précaire du pays ainsi que son propre fils.
Avec cette nouvelle enquête, couronnée par le Prix de l’Académie de Bretagne, Jean-François Parot nous entraine dans l’Europe des Lumières avec son inimitable talent pour le suspense et la reconstitution historique.

Circonstance de lecture :

Je me suis inscrite à une lecture commune organisée sur Livraddict. Fidèle à mes bonnes habitudes, je me suis inscrite pour les tomes 4 à 6. J’ai chroniqué le 4 sur mon ancien blog, je chronique le 6 sur le nouveau, je chroniquerai le 5… en fin de semaine.

Challenge polar historique organisé par Samlor

Mon avis :

Revoilà Nicolas ! Nous ne sommes plus sous le règne du roi Louis XV, souverain bien-aimé, nous sommes sous celui de Louis XVI et si Nicolas lui est tout aussi fidèle, si le jeune roi ne manque pas de qualités, force est de reconnaître que les attaques contre lui et surtout contre la souveraine se multiplie. Nicolas doit ainsi partir pour l’Autriche, tout en laissant en France un pays au bord de l’émeute. De nos jours, la hausse du cours du blé, même si elle entraîne la hausse du prix du pain et des pâtes, ne me semblent pas empêcher les gens de consommer, ni les boulangeries de désamplir. A l’époque, la hausse du prix de la farine signifiait une possible pénurie, des difficultés pour se procurer du pain, ou tout simplement pour en acheter. Mourir de faim n’était pas une image, à l’époque, en France.

Avant tout, Nicolas doit remplir sa mission en Autriche, et ce fut très intéressant pour moi de voir comment une autre Cour pouvait fonctionner, loin de l’étiquette de la stricte Cour de France, et de voir le rayonnement de la France à l’étranger – ou plutôt, comment il était facile de s’opposer, de calomnier, à des kilomètres de distance, en toute liberté.Il montre aussi comme il est facile de troubler une mission. Le voyage ne fut pas de tout repos pour Nicolas et ses proches, le retour le fut encore moins. Difficile pour Nicolas de mener à bien les affaires de l’Etat, ses enquêtes, et de résoudre une affaire des plus privées : ses ennemis le connaissaient suffisamment pour savoir comment lui porter un coup qui aurait pu lui être fatal.

Plus encore que les tourments au plus haut de l’Etat, c’est la vie des petites gens qui m’a le plus intéressés. Ceux qui se révoltent parce qu’ils n’ont rien à manger, ceux qui sont forcés de dissimuler leur véritable nature pour ne pas mourir de faim, ceux enfin, qui découvrent leur véritable origine et en éprouve un grand choc.

Le sang des farines, au titre très bien choisi, est encore une excellente enquête de Nicolas Le Floch. Qui en douterait ?