Archive | 31 octobre 2012

Genkaku Picasso, tomes 1 à 3

 

 

Ma présentation de la série :

Genkaku Picasso est une série de trois mangas. Bonne nouvelle donc, pour ceux qui se lamentent en lisant des séries trop longues, celle-ci est complète, et je puis vous dire que sa qualité ne se dément pas au cours de ses trois volumes.

Mon résumé :

Hikari est passionné par le dessin. C’est sûr, il deviendra peintre, comme Picasso, son idole. Un jour qu’il dessinait au bord du fleuve avec son amie Chiaki, un accident survient. Chiaki décède, et grâce à ses prières ferventes, Hikari a la vie sauve. Il devra cependant s’acquitter d’une mission en échange de ce miracle : sauver la vie des gens en dessinant leurs tourments intérieurs et en se plongeant dans le dessin.

Mon avis :

Je n’ai pas souvent des coups de coeur pour des séries de mangas. La dernière fois, c’était pour New York, New York (4 tomes) de Marimo Ragawa un manga dont le thème était l’homosexualité, sans être véritablement un yaoi tout mignon et tout gentil. Ici, Genkaku Picasso semble un manga ordinaire, mâtiné de fantastique, l’histoire d’un lycéen un peu solitaire. Ce n’est pas aussi simple. Je ne sais ce qui m’a le plus frappée, la richesse du dessin, extraordinaire et inventif, la capacité de l’auteur à se renouveler en dépit d’un schéma narratif répétitif (un camarade a un problème, Genkaku et Chiaki, métamorphosée en elfe, vont le secourir) ou l’évolution subtile des personnages.

N’allez pas croire que Genkaku est fou de joie d’accomplir sa mission de sauveur, il s’en passerait volontiers ! Comme il se passerait volontiers de la mort de sa seul amie. Il est d’ailleurs au début un peu maladroit (notamment dans le premier volume) et peine à débusquer les véritables causes du malaise de ses camarades de classe.Il faut dire que leurs tourments sont bien enfouis, parfois même ignorés de ceux qui les portent. La grande force de cette série est de ne reculer devant aucun thème, de celui qui peut paraître le plus simple, aux tragédies les plus intimes, et donc les plus indicibles.

Genkaku connaît bien cette incapacité, lui qui ne peut parler de son don avec personne, et surtout, lui qui supporte la douleur de vivre avec la présence d’une absence. Là encore, ce thème est traité avec subtilité, et le dénouement de ces trois volumes clôt magnifiquement cette série.

A découvrir absolument si vous êtes fan de mangas.