Laisser les cendres s’envoler de Nathalie Rheims

Circonstance d’écriture :

J’ai lu 140 pages de ce livre puis l’ai laissé de côté. Je l’ai repris quelques heures plus tard en me disant qu’il fallait que je le finisse, en même temps que le RAT. J’y suis parvenue. Je rédige cet avis en premier, tout en essayant de ne ps me laisser aller à ma méchanceté naturelle, qui ne demande qu’une chose : s’exprimer.

Quatrième de couverture :

« J’ai perdu ma mère. Elle a disparu il y a plus de dix ans. Ma mère est morte, je le sais. Mais, lorsque j’y pense, je ne ressens aucun chagrin, pas la moindre émotion.  »

Dans son quatorzième roman, Nathalie Rheims laisse apparaître, pour la première fois, la figure de la mère. Une femme se souvient, des années plus tard, du jour où, quand elle était adolescente, sa mère l’a abandonnée. Sa croyance en un amour maternel absolu, irrévocable, était-elle une illusion ?

Mon avis :

N’est pas Delphine de Vigan qui veut. Voilà, c’est dit.

Roman ? Autofiction ? Les personnages ne sont pas nommés, pourtant il est facile de deviner quelles grande famille de banquier se cache derrière cet anonymat, comme j’ai cru reconnaître des figures de cette famille dans certains personnages (la Sorcière, par exemple).

J’aurai aimé être touchée par l’histoire de cette femme, je pensais que je le serai, et bien non, pas du tout. Pourtant, certaines phrases sont très belles, à l’image du titre. Mais (et le mais est énorme), je ne me suis pas sentie concernée par les malheurs de cette pauvre petite fille riche. Agacée, plutôt. Elle dit se révolter contre son éducation, contre les règles qui ont permis à sa famille de perdurer jusqu’à ce jour ? Je n’ai pas vraiment perçu cette révolte, qui se résume essentiellement au fait d’avoir vécu un épisode anorexique (lire Jour sans faim pour lire LE roman de l’anorexie), à quelques actes de révolte quasiment bénin et au refus d’avoir des enfants. Les mots ne seront jamais réellement exprimés, si ce n’est dans cet écrit. Je n’ai pas aimé non plus certaines comparaisons, notamment celle avec Antigone. L’héroïne de ce récit n’est pas Antigone, elle n’est pas une figure sublime du sacrifice, ou alors la narratrice a une autre vision de cette figure mythique.

Je reste d’ailleurs un peu crispée à la fin de l’écriture de cet avis, car je n’ai pas envie de me justifier outre mesure sur le fait que je n’ai pas aimé ce livre. Je suis allée au bout de ce livre, et pour moi, ce n’est déjà pas si mal.

18 réflexions sur “Laisser les cendres s’envoler de Nathalie Rheims

  1. Je ne comprenais pas certaines critiques de la blogo car j’ai essayé de lire ce livre pris à la bibliothèque et je n’y arrivais pas. Je croyais être la seule à ne pas avoir été sensible. Je suis navrée pour l’auteur.

    • Je peux te certifier que je l’ai lu de A à Z !
      Non, tu n’es pas la seule, Catherine non plus n’a pas été sensible à cette lecture.
      Moi aussi. Maintenant, je n’ai pu m’empêcher de penser à toutes les femmes de ma famille, toutes celles qui ont refait leur vie – et pris leurs enfants sous le bras, même si parfois, il a vraiment fallu qu’elles aient le bras long.

    • J’ai vraiment failli abandonner, n’était le RAT, je l’aurai fait.
      Merci beaucoup Catherine : je te souhaite une bonne semaine à toi aussi, ainsi qu’à Edwyn et Faïel.

  2. Jamais été tentée par cet auteur. Je crois que je bloque sur sa coiffure, ce qui est complètement idiot : l’impression que quelqu’un qui soigne autant son image ne doit pas être authentique dans son écriture.

  3. Non, Syl et Sharon, vous n’êtes pas les seules : j’ai déjà lu un avis ultra négatif (celui de Miss Catherine) sur ce bouquin apparemment mal écrit, hyper intrusif et nombriliste à souhait. Je passe doublement mon tour. Bises

    • Et je suis allée au bout du livre – c’était le terminer, ou continuer Jeu de dupes d’Anne Laure Morata, en sachant que le RAT se terminerait sans que je puisse le finir. Zas ! Jeu de dupes est un très bon roman, et Laisser les cendres me laisse un goût de cendres.

  4. Pingback: Délivrer Des Livres » Challenge 1% Rentrée Littéraire 2012 – Les participants et les titres

  5. Je ne lirai pas ce livre, comme Valou, j’en ai plus qu’assez de ces auto-fictions, auto-flagellations,auto-moi…. je préfère les auto-tamponneuses, au moins, on rigole

  6. Pingback: Laisser les cendres s’envoler «

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