Archive | 3 octobre 2012

Fièvre Faë de Karen Marie Monnig

Résumé :

Cette fois, Mac a définitivement changé et n’a plus rien à voir avec la jeune fille glamour et évaporée qui est arrivée à Dublin. Elle est devenue un élément à part entière du jeu mortel en train de se dérouler dans les ombres des rues de la ville. Elle peut trouver ce que recherchent à la fois les fae et les humains , le livre noir, Le Sinsar Dubh, qui corrompt tous ceux qui le touchent. Mais Mac découvre bientôt que la situation est encore pire que ce qu’elle croyait. Cernée par la trahison, elle ne peut distinguer ses alliés de ses ennemis et elle n’est certaine que d’une seule chose : Halloween approche et son temps est compté.

Mon avis :

Je sens que je ne vais pas me faire que des amis avec cet avis (pas grave, j’assume, sinon, je ne le posterai pas). J’ai abandonné la lecture de ce livre pendant plusieurs mois, je l’ai repris en me disant « c’est le moment ou jamais ».

J’ai bien aimé, mais sans plus.  Les péripéties s’enchaînent, nous en savons un peu plus sur le monde fantastique qui menace Dublin, Barrons est toujours aussi énigmatique mais… mais… je n’en garde pas un souvenir impérissable. Mac n’est plus celle qu’elle a été, c’est certain, Pink Mac n’aurait jamais osé le tiers du quart de ce que la Mac actuelle accomplit, même si elle garde un fond inusable de naïveté.

Il faut dire que sa vie est loin d’être facile, bien qu’elle ait trouvé un allié humain. Les humains, il n’y a que cela de vrai ! Ils sont menacés, fragiles, parfois corruptibles, mais ils jouent rarement double jeu, ce qui n’est pas le cas de toutes les personnes qu’elle a pu rencontrer. Mac ne se fie à presque personne, ce qui ne l’empêche pas d’avoir de très très très gros problèmes/soucis/ennuis – et le reste de l’humanité avec elle.

J’ai commencé le tome 4 dans la foulée. Avec un peu de chance et moins de copies, je le terminerai avant six mois.

Voyage de Lou et Hilde, destination Halloween

V comme vampire, chapitre VI

Bonjour à tous. Il est nécessaire de changer de narrateur. En effet, je tiens à raconter moi-même ce qui s’est passé juste après que Gaël soit présentement tombé en pamoison, après avoir été transpercé par une épée en argent. Vous noterez l’insondable bêtise des assaillants : on ne commence pas par maîtriser le plus faible des quatre défenseurs, celui qui est anémié et n’a aucune connaissance, pas même la plus élémentaire, en self-défense. Vous noterez aussi que je pourrai vous raconter le charmant entretien que j’eus avec Gaël, juste après son réveil, en présence de son amoureux. Non, je préfère vous raconter ce qui s’est réellement passé. Je ferai grâce à Gaël des détails de la perforation qu’il a subie.

Edouard réagit promptement. Il a donné au malotru qui poignarda Gaël un coup de canne épée entre les deux épaules, et même pour un faë surentraîné, il souffrit énormément, mais fort peu de temps : je le saignais suffisamment pour qu’il se tienne tranquille les deux prochains mois. J’ajoute que le sang de faë surentraîné n’est pas très digeste.

Edouard me remercia – Gaël a raison, il est vraiment charmant – et se baissa avec une souple élégance, si bien que son second adversaire ne put retenir son élan et fut projeté sur ma poitrine. Rien que pour ses yeux affolés, ce moment aurait été appréciable. Il s’assomma, le pauvre, car je porte toujours une cotte de maille en or quand je suis en mission de protection. Comme je ne suis jamais trop prudent, je lui donnais néanmoins un nouveau coup de poing pendant que j’attrapai à la gorge un nouveau venu tout en appelant mentalement les secours pour Gaël, qui ne semblait pas respirer avec facilité.

Et voilà que Célia se trouvait en difficulté, un faë l’ayant poignardé à plusieurs reprises. Elle était acculée, le dos contre le mur quand elle eut le réflexe de se saisir de la machine à glaçon et d’assommer son assaillant avec. J’étais ravi de constater que Célia avait enfin appris à se défendre, bien que ses manières ne soient pas très académiques, et que la machine à glaçon soit grièvement endommagée.

D’un geste expert, basculant d’une jambe à l’autre comme s’il valsait, Edouard, faucha de sa seconde canne les jambes de ce qui était le dernier assaillant encore debout. Deux combattants ayant préféré fuit le bar, devenu champ de bataille. Et Rufus ? Ah, Rufus ! Il avait transformé le chef des faë, celui-là même qui avait poignardé sa douce compagne,  en putching ball personnel, le frappant si vite que je ne distinguai pas ses poings – et pourtant, foi de vampire, j’ai de bons yeux.

–          Ne l’abîme pas trop, lui conseillai-je.

–          Ne t’inquiète pas, c’est un chef faë, c’est résistant ces bestioles-là !

Je pris mon élan et me propulsai vers le toit. Je repérai sans difficulté les deux fugitifs et m’envolai vers eux. Lâche et couard n’étaient pourtant pas les adjectifs qui caractérisaient d’habitude les faës. Je les rattrapai, et pour ne pas avoir à lutter contre deux soldats, je pris tout simplement l’un pour neutraliser l’autre. J’aurai pu choisir une méthode plus subtile, j’en demeure d’accord, comme hypnotiser l’un des deux et le convaincre de se retourner contre son camarade. Je manquai de temps, les signes vitaux de Gaël baissaient dangereusement, et je ne tenais pas à ce qu’il meure. Je laissais donc choir mes deux proies, qui tombèrent dans un arbre où ils furent cueillis quelques minutes plus tard par deux agents vampires. Leur interrogatoire serait une vraie partie de plaisir pour mes chers compatriotes.

Gaël était déjà allongé sur une civière quand je revins. Deux lycantropologues s’occupaient de lui bien que l’une des deux ne soit pas nerveusement en état de le faire. N’avait-elle jamais vu de telles blessures ? Cet abruti de Silas était là également – leur maison n’était pas très loin, après tout.

–          On est, on est en train de le perdre ! hurla la doctoresse.

Je me frappais alors le front devant ma sottise. C’était sa mère !

–          Si vous le voulez, je suis là. Je peux lui donner de mon sang (les vertus thérapeutiques du sang de vampires ne sont plus à démontrer).

Je m’attendais à ce que quelqu’un proteste à cause des risques, minimes, certes, ou que cet abruti de Silas ne dise « certainement pas. » Non. Il dit simplement, plus bas qu’Azelma Shelton, mais il le dit en même temps qu’elle :

–          Sauvez-le. »

Je m’exécutai.

Je ne me suis pas présenté, je pense néanmoins que vous m’avez reconnu : Russel, vampire, 2092 ans (avec Gaël, je me suis un peu rajeuni, la coquetterie, vous savez ce que c’est).