Archive | 2 octobre 2012

Au pays des kangourous de Gilles Paris


édition Don Quichotte – 250 pages.

Mon résumé :

Simon a neuf ans. Il vit dans un vaste appartement du Trocadéro. Son père est écrivain, sa mère travaille pour une multinationale, en Australie. Elle n’est pas souvent là, et quand elle est là, elle préfère la compagnie de ses amies à celle de sa famille. Un soir, il trouve son père dans le lave-vaisselle. Pourquoi ? Que se passe-t-il ?

Mon dixième avis dans le cadre du prix Confidentielle

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce livre, très tendre, qui nous raconte la dépression vu par le regard d’un enfant. Attention ! N’allez pas croire que ce roman soit mièvre ou didactique. Rien n’est plus déplaisant que ces auteurs qui singent l’enfance et la font bien plus niaise qu’elle ne l’est. Les enfants comprennent des choses, même s’il leur manque les mots pour le dire, ce sont les adultes qui ne veulent pas s’en apercevoir. J’irai même jusqu’à dire que ce sont eux qui veulent se protéger, et j’en dévoile déjà beaucoup en disant cela. Il est pour moi deux âges horribles dans la vie : celui où l’on vous trouve trop jeune pour affronter certains faits, et celui où l’on vous trouve trop âgé pour vous apprendre certaines nouvelles (en croisant les doigts pour que la sus-dite personne âgée meure avant de découvrir la vérité). Cynique de ma part ? Oui, un peu, j’avais néanmoins envie de le dire.

Simon, lui, essaie simplement de vivre sa vie d’enfants, entre son père et sa mère, qui ne sont plus un couple depuis longtemps. Pas même une dispute, non, ce temps-là est révolu, et Simon le regrette confusément, car ses parents avaient encore des choses à se dire alors, même sur ce mode de communication violente. Il aime aussi sa grand-mère,Lola, qui a élevé son fils seul, mais sans aigreur aucune, lui prouvant même à l’âge qu’il a, qu’il est la plus belle chose qui lui soit arrivé. L’autre point que j’ai trouvé très important est que Simon ne juge jamais ses parents, même si son père est interné à cause de sa dépression, même si sa mère ne sait pas lui montrer qu’elle l’aime.

Si vous ne connaissez pas ce livre, je ne peux que chaudement vous  en recommander la lecture.