Archive | septembre 2012

Challenge Histoire de famille


Je remets peu à peu les challenges sur ce blog-ci. Histoire de famille, quand je l’ai crée, avait un double but :

– sortir de l’ombre ses petits frères, soeurs, ou parents méconnus.
– comparer les styles, les thèmes de prédilection des différents membres de la famille.

L’objectif reste le même : lire au moins un livre de deux membres différents de la famille.

Voici quelques familles d’écrivain (tenir la plume est parfois héréditaire) :

la famille Mann (oui, je tiens beaucoup à cette famille),
Pierre et Thomas Corneille (auteur de Médée)
Alfred et Paul de Musset (biographe de son frère)
Alexandre Dumas père et fils
Elvire, Lorris et Marie-Aude Murrail
Francois Mauriac, son fils Claude, sa petite-fille Anne Wiazemski,
Roger et Marie Nimier,
Nathalie et Claude Sarraute (deux styles très différents…),
Amélie et Juliette Nothomb
Frédérique Hébrard et Catherine Velle.

Je n’ai garde d’oublier les couples d’écrivain, même si là j’ai l’impression de m’aventurer en terrain glissant. Si je ne me vois pas rejeter Francis Scott et Zelda Fitzgérald,Louis Aragon et Elsa Triolet, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir (liste non exhastive) je suis plus circonspecte avec des couples contemporains, peut-être moins officiels car j’aurai l’impression de me détourner du but du challenge.

Je n’ai garde d’oublier les deux catégories que j’ai crée. Quitte à avoir l’esprit tortueux, autant l’avoir jusqu’au bout :

– Si ce n’est toi, c’est donc ton frère : lire au moins deux ouvrages, écrits chacun par un membre de la famille.

– Les familles heureuses se ressemblent toutes : lire un livre qui contient  un mot qui indique un lien de parenté (ou tout simplement le mot famille).

Pas de challenge sans logo  :

Voici la liste des inscrits et des billets :

Sharon (la moindre des choses).

Ludwig de Klaus Mann
Tonio Kröger de Thomas Mann
C’était mon oncle d’Yves Grevet
Que serais-je sans toi ? de Guillaume Musso
La fille de son père d’Anne Berest

Achille 49

Anne (des mots et des notes)

sa présentation du challenge
Une famille de Michelle Fourez
Plan de table de Maggie Shipstead
Le père de la petite de Marie Sizun

Les soeurs Brelan de François Vallejo

Argali

sa présentation du challenge
Cendres froides de Valentin Musso
Parce que je t’aime de Guillaume Musso

Asphodèle

son billet pour présenter le challenge
Sagan et fils de Denis Whesthoff
Rien de grave de Justine Lévy

Astazie

Aymeline

Agnes Grey d’Anne Bronte
Jane Eyre de Charlotte Bronte

Céline 72

Bookworn

son billet de présentation
Jane Eyre de Charlotte Bronte

Laure

Philisine Cave

Le fait d’habiter Bagnolet de Vincent Delerm
Le silage de l’oubli de Bruce Machard
Les yeux aux ciel de Karine Reysset
Paris Brest et Insoupçonnable de Tanguy Viel
Le voyage imaginaire de Léo Cassil
La mer le matin deMargareth Mazzantini
Home de Toni Morrisson
La patiente de Jean-Philippe Mégnin
Ce que je sais de Véra Candida de Véronique Ovaldé
La vie rêvée d’Ernesto G. de Jean-Michel Guénassia
Et restez vivant de Jean-Philippe Blondel
Le trottoir au soleil de Philippe Delerm
Maine de J. Courney Sullivan.
Boomerang de Tatiana de Rosnay
Virginia Woolf de Viviane Forrester
Oh, boy ! de Marie-Aude Murrail.
La part du feu d’Hélène Gestern
En dépit des étoiles de Michel Quint
Ce que la nuit doit au jour de Yasmina Khadra
L’avare de Molière
Antigone de Jean Anouilh
Nous étions les Mulvaney de Joyce Carol Oates
Plan de table de Maggie Shipstead
Le bouclier de Gergovie de Gérard Streiff
Diotime et les lions d’Henry Bauchau
La femme aux pieds nus de Sholastique Mukasonga
Thérèse Desqueyroux de François Mauriac
Dans la nuit brune d’Agnès Desarthe

 

Nathalie

sa présentation du challenge
Les Hauts de Hurlevent d’Emily Bronte
Mort à Venise de Thomas Mann
La châtelaine de Wildefield Hall d’Anne Brontë
Agnès Grey d’Anne Bronte
Les frères Karamazov de Fédor Dostoïevsky

George

son billet de présentation*
La recluse de Wildfell Hall d’Anne Bronte

Prune

son billet de présentation
Les soeurs Bronte (film d’André Téchiné)

Schlabaya

strawberry 

Syl

son billet de présentation

Béa (qui explose le challenge !) Une Comète

Quand le requin dort de Milena Angus
Lady Susan de Jane Austen
Les âmes soeurs de Valérie Zanetti
Le fait d’habiter Bagnolet de Vincent Delerm
Aux rendez-vous de l’heure bleue de Gilles Schlesser
C’est pour ton bien d’Alma Brami
La fille de son père d’Anne Berest
Le combat ordinaire, tome 2 de Manu Lancenet (BD)
Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan. 
Le combat ordinaire tome 3 de Manu Lancenet (BD)
Le combat ordinaire, tome 4 de Manu Lancenet (BD)
La couleur des rêves de Rose Tremain
L’avenue des géants de Marc Dugain
A travers les champs bleus de Claire Keegan
La liste de mes envies de Grégoire Delacourt
Une femme fuyant l’annonce de David Grossmann
Les sortilèges du Cap Cod de Richard Russo
Ce que je sais de Véra Candida de Véronique Ovaldé
Accabadora de Michela Murgia

Yuko

Le journal de mon père de Jiro Taniguchi
Les dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus d’Eric Emmanuel Shmitt

Challenge romans sous influence : bilan et prolongation


Voici un an, George et moi vous proposions un challenge autour des romans et des auteurs, et notamment des romans inspirés, influencés de façon explicite par des romans, ou des auteurs voir simplement des personnages de la littérature, ou comment l’intrigue d’un roman se construit ou repose sur l’influence d’un autre !

Aujourd’hui, nous avons décidé de prolonger ce challenge d’un an.

Je rappelle les règle : il s’agit donc de lire des romans dont le titre comprend soit:

– une référence au nom d’un auteur (ex : Oscar Wilde et le jeu de la mort)
– une référence à un personnage romanesque (ex : Code Lupin)
– une référence au titre d’un roman connu.

Je rappelle que les biographies d’auteur ne comptent pas, seuls comptent les romans car Alinéa a créé un très beau challenge consacré à ce genre (Challenge Biographie). De plus, l’intérêt de ce challenge, est d’observer comment un auteur s’approprie le roman d’un auteur pour construire sa propre intrigue. Parallèlement, et pour les plus courageux, nous vous proposons une sous-catégorie qui vous offre la possibilité de lire l’auteur cité, ou l’œuvre citée dans le titre choisi.

Deux catégories s’offrent toujours à vous :

– première catégorie : Influencé, vous ? : lire un roman comportant dans son titre une référence explicite à un auteur/roman/personnage romanesque

– deuxième catégorie : Appelez-moi l’auteur! : lire un roman de la première catégorie et le roman/l’auteur auquel il est fait allusion.

Le nombre de livre est à votre convenance, si vous ne souhaitez lire qu’un seul roman, vous pouvez, si vous voulez en lire dix, ou plus, vous le pouvez aussi !

Je rappelle également que nous vous demanderons un petit paragraphe spécialement orienté sur l’objet de ce challenge, en d’autres termes, il serait bien que dans chaque billet, vous meniez une petite réflexion, à partir du roman que vous avez lu, sur l’influence de l’autre. Pour accéder à la bibliographie cliquez ici !

Les inscrits sont :

Sharon

1 L’affaire James Joyce d’Amanda Cross
2 Adios Hemingway de Léonardo Padura
3 Oscar Wilde et le noeud de vipères de Gyles Brandeth
4 La solitude du docteur March de Géraldine Brooks
5 Les filles de Mr Darcy d’Elizabeth Aston
6 Seven Dials d’Anne Perry

7 L’emprunte à Crusoé de Patrick Chamoiseau

George

1. 1Q84 de Murakami

***

Olivier

Alinéa

1. Jane Austen et le révérend de Stéphanie Baron

2 Drood de Dan Simmons

Asphodèle

1. La Reine des lectrices Alan Benett
2 Délicieuses pourritures de Joyce Carol Oates
3 Oscar Wilde et le jeud de ma mort de Gyles Brandeth

Aymeline 

1 Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles de Gyles Brandeth
2 Oscar Wilde et le jeu de la mort de Gyles Brandeth
3 Maximes et autres textes d’Oscar Wilde
4 Jane Austen à Scargrave Manor de Stephanie Baron

Estellecalim

1 Proust fiction de Robert Juan

Achille49

Mademoiselle Lit

Hérisson

Evilysangel

Mathylde

Enna

1. Sauvez Hamlet Jasper Fforde

Marie

Nina (de page en page)

1 Mademoiselle Bovary de Raymond Jean
2 les caprices de Miss Mary de Coleen Mc Cullough
3 le démon d’Emma

Miss Globe lecteur

Syl (Thé, lecture et macarons)

1 Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles de Gyles Brandeth
2 Oscar Wilde et le jeu de la mort de Gyles Brandeth

Titine

1 Drood de Dan Simmons
2 Quand j’étais Jane Eyre de Sheila Kohler

Prune

Emma (les petits cartons)

Jeneen

Minou

Coup de gigot de Roald Dahl

Edition Folio – 116 pages.

Présentation du livre :

Ce recueil, sous-titré et autres histoires à faire peur, présente quatre nouvelles relativement glaçantes, et toutes très ingénieuses.

Mon avis :

Les femmes sont les personnages principaux de ces quatre nouvelles. Bien sûr, ces nouvelles sont souvent regardés comme des nouvelles comiques, destinées à un lectorat assez jeune. Regardons plutôt de plus prêt.

L’héroïne de Coup de gigot est enceinte jusqu’aux yeux et pourtant, boit un whisky léger tous les soirs avec son mari. Autre temps, autre moeurs. Naïve ? Oui, mais surtout amoureuse de son mari. Il est normal qu’elle s’inquiète pour lui qui travaille tant, qu’elle lui prépare de bons dîner. Policier n’est vraiment pas un métier facile. Nous ne saurons jamais vraiment ce qu’il lui a dît, lors de cette soirée du jeudi soir, qui aurait dû être une soirée comme les autres. Nous le devinons, à cause des conséquences – pour le mari. La morale voudrait que l’on se méfie des apparences (et elle est juste pour la nouvelle « La logeuse »). Mais ce n’est pas la faute de la morale si les co-équipiers de Patrick sont si peu doués, si sa dévouée épouse sait parfaitement jouer avec les apparences, et, finalement, prendre une revanche bien méritée dans cet univers où les hommes ont tous les droits.

Ce n’est pas l’héroïne de tous les chemins mènent au ciel qui me contredira. Quel défaut a-t-elle ? Une innocente phobie, que son mari se complaît à entretenir. Il est détestable en tout point : avare, égoïste, presque sadique avec sa dévouée épouse. Le dénouement n’en est que plus jubilatoire. Vous avez dit : humour noir ? Vous avez raison. J’adore la manière dont elle a su maintenir les apparences, les convenances. Rien ne vaut une respectable vieille dame pour cela.

Et si la liberté était dans le veuvage ? C’est ce que pense Mary, du couple William et Mary. Comme sa compagne de Tous les chemins mènent au ciel, elle a subi son mari pendant trente ans, sans même avoir la consolation d’avoir des enfants. Aussi, quand enfin elle peut être livre de faire ce qu’elle veut, fumer, manger des pâtisseries, regarder la télévision, la découverte des dernières volontés de son mari ne vont pas être accueillies dans la joie. Obtus, rigide, égoïste, il ne se doute pas à quel point il est facile de secouer le joug quand l’époux bien-détesté n’est plus. S’il avait été moins sot, il aurait pu s’en douter tout seul. Willam et Mary est l’illustration parfaite que l’on peut passer sa vie seule, même à deux.

Ce livre marque ma trente-septième participation cette année au Challenge God Save the livre organisé par Antoni

Mon père, c’était toi de Vincent Pichon-Varin

édition Le Cherche-Midi – 250 pages.

Quatrième de couverture :

À 40 ans passés, Gilles hérite de la maison d’un père inconnu et part sur ses traces.
Vendeur de chaussures pour femmes au Bon Marché le jour, transformiste dans un cabaret de Montmartre la nuit, il partage son existence avec Lucie, leur fille Honorine, sa mère Monica et les cinq vieux colocs de celle-ci : Blanche, Paul, Kathy, Odette et Jean.
Gilles embarque la troupe au grand complet à la découverte de son héritage et à mesure que le voile se lève sur certaines zones d’ombre de son passé, Gilles se sent de plus en plus vivant. Mais au fil de ses découvertes, certains détails viennent troubler ses nouvelles certitudes. Cette mise en scène trop évidente semble masquer la vérité.

Mon neuvième avis dans le cadre du prix Confidentielle

Mon avis :

Il est difficile de dire, en parlant d’un livre, qu’il ne vous a pas touché, et pourtant, c’est le cas ici. Peut-être que si j’avais lu le premier tome des aventures de ces six vieux colocs, j’aurai pris plaisir à les retrouver. Je ne crois pas cependant. Le  héros est Gilles, qui découvre un héritage inespéré, la Normandie, le vélo, le calva et emmène tous ses colocataires avec lui.

Pour moi, ce livre est une naïve bluette normande, avec des personnages tout aussi naïfs, quelques passerelles entre la Normandie et ses vélos, Paris et ses vélibs, un cabaret transformiste à Montmartre, des costumes dans un grenier, des chambres emménagées comme autant d’hommage à des chanteurs populaires, et les « retrouvailles » avec un père qui a déclaré forfait depuis quarante ans, sans que personne ne souffre de ses curieuses retrouvailles. Même l’allusion à la déportation n’a pas provoqué d’émotion chez moi – et pourtant, ce sujet reste toujours sensible.

J’arrête donc là la rédaction de cette avis, ne voulant pas verser dans la méchanceté. Les personnages, eux, ne le sont pas, pourquoi le serais-je ?

Challenge vivent nos régions par Lystig

Swap mon animal et moi

Quand j’ai vu l’intitulé de ce swap, j’ai tout de suite craqué. Il est organisé par Dragonnelle, sur le forum Livraddict. Les dates :
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 19 août,
les binômes seront diffusés à partir du 26 août,
et les colis seront à envoyer entre le 8 et le 21 octobre.

la catégorie  » propriétaire «  recevra :
– 3 livres (2 sur le thème et 1 de la wish list),
– 2 marque-pages ,
– 1 petit mot ,
et pour l’animal..
– 2 jouets ,
– 1 paquet de friandises utiles (dents, boules de poil, herbe à chat, etc.)
– 1 paquet de friandises « plaisir » (fromage, poisson, poulet, etc.)

Ma swapée est Leloirstef, et je n’ai qu’une chose à vous dire : moi et Nunzi nous avons été super gâtée (et le mot est faible).  Voici ce que j’ai découvert à l’ouverture du colis :

et voici le résultat quand j’ai tout déballé :

C’était tellement beau qu’il y a un paquet que je n’ai pas encore totalement déballé :

Voilà pour Nunzi :

Je vous promets très prochainement des photos de Nunzi en train de jouer avec ces quatre jouets. Ce matin, en effet, elle est en pleine digestion, elle a adoré ceci :

J’ai été très gâtée également. Voici les livres :

les gourmandises :

et ce superbe mug : Merci à leloirestef pour ce magnifique colis. J’espère sincèrement que celui que je suis en train de vous préparer à Caramel et à toi vous plaira autant que le vôtre nous a plus.

Book and tag d’Asphodèle

J’ai été taguée par Asphodèle.  Je suis moins réactive que Nunzi, mais assez rapide néanmoins.

…LE LIVRE

…que tu as particulièrement aimé

Salammbô de Gustave Flaubert et Les amies d’Héloïse d’Hélène de Montferrand.

…qui ne t’a pas plu

Ils sont nombreux ! Je ne citerai même pas le nom du livre que j’ai le moins aimé, je n’ai pas envie de lui faire une quelconque promotion.

…qui est dans ta PAL

Plus de deux cents. Le prochain que je sortirai de ma PAL (hors lectures pour des jurys)

…qui est dans ta wish-list

L’indien blanc de Craig Johnson et Prisonniers du ciel de James Lee Burke.

…auquel tu tiens

Sept jours pour une éternité de Marc Lévy (pour l’objet) et le tome 2 du pacte des Marchombres, dédicacé par Pierre Bottero.

….Que tu voudrais vendre ou troquer

Aucun !!! Je donne si je n’en veux plus.

…Que tu n’as pas réussi à terminer

Plusieurs : je n’ai plus envie de perdre mon temps avec des livres qui m’ennuient. Je distingue cependant les livres pour lesquels ce n’était pas le bon moment, et ce pour lesquels l’acharnement ne sert à rien (cf : deux femmes de Martina Cole).

…dont tu n’as pas encore parlé sur ton blog

La saga de Sakari, tome 2 de Guillaume Lebeau.

…Que vas-tu lire en Lecture Commune ?

Les sacrifiés de Juliette Morillot

Quatrième de couverture :
Une mère parfaite, deux filles, un mari, un amant. Cinq vies marquées par le mensonge, la trahison, le meurtre.
États-Unis, juin 1954. Un vieil homme se fait renverser par une voiture. Refusant la thèse de l’accident, ses deux filles se penchent sur le trouble passé de leur mère, Ethel Proudlock, une Anglaise de Malaisie britannique accusée autrefois du meurtre de son amant et condamnée à mort par le sultan de Selangor, avant d’être graciée.
Cette quête de vérité vertigineuse nous emmène des coulisses de la bonne société britannique de l’Empire des Indes à la côte est des États-Unis dans les années cinquante. S’inspirant de l’« affaire Proudlock », un fait-divers qui défraya la chronique en 1911 et inspira Somerset Maugham qui écrivit alors sa célèbre nouvelle, La Lettre, l’auteur met à nu avec une modernité implacable les rouages de la passion amoureuse et de la manipulation féminine. De non-dits en révélations effroyables, les personnages vont sombrer dans la folie et le lecteur, tour à tour séduit et trompé, comprendra dans un ultime rebondissement qu’il a été lui aussi pris dans les rets vénéneux d’Ethel, une femme amoureuse sublime dans sa splendeur et sa cruauté. Époustouflant !
Mon huitième avis dans le cadre du prix Confidentielle
Mon avis :
Ce livre est bien écrit, le récit est solidement construit.
Non, ce n’est pas une erreur si je m’arrête ainsi, sur ce court éloge. Je n’ai pas aimé ce livre, je n’ai pas aimé son héroïne poisseuse et sans charisme, je n’ai aimé aucun de ses personnages. Point n’est besoin de ressentir de l’empathie pour un personnage pour le trouver remarquable. Dans ce récit, j’ai trouvé tous les personnages mesquins, étriqués. Même Vivian est oubliable car elle n’a rien de remarquable.
J’aurai aimé que l’héroïne soit autre, flamboyante, passionnée. Elle est manipulatrice, certes, mais à sa petite échelle. J’ai envie de dire qu’elle a réussi de cruels tours de passe-passe, à son profit, sans jamais s’élever au-delà de sa médiocrité. Aucune sublimation de sa condition, aucune révolte bouleversante : il ne faut pas confondre grandiloquence et grandiose.
Ethel passe sa vie à se mettre en scène, devant un publique toujours choisi. Elle sait très bien s’adapter pour chacun de ses spectateurs. Ce choix de vie est sans doute à rechercher dans cette mascarade que fut son enfance. Son éducation l’a parfaitement formaté, l’aidant à se servir des pires situations, tout en reproduisant les comportements dont elle a souffert – en toute connaissance de cause.
La lecture des Sacrifiés ne fut pas une déception, non, j’ai assisté à un exercice de style, une variation sur un fait divers qui ne m’a pas convaincue.

V comme vampire, chapitre V

V comme vampire comporte déjà quatre épisodes. Voici la suite des aventures du docteur Gaël de Nanterry.

6 h 00 : Grâce à ces quatre heures passées à discuter avec Silas, je pourrai désormais écrire un traité nommé : « Comment vaincre la jalousie d’un trollogue envers un vampire deux fois millénaire », par le docteur Gaël de Nanterry .
En attendant, j’aurai vraiment eu envie de dormir plutôt que de discuter ainsi.

6 h 30 : Nous entendons un bref gémissement. La chaise sur laquelle mon père vient de s’asseoir tend à nous faire savoir qu’elle apprécie modérément qu’un loup garou ait posé son séant sur elle. Regard désapprobateur de Silas. Grognement d’avertissement de papa : tant qu’il n’a pas pris son café au viandox, il est nerveux, mal réveillé. Sous-entendu : le blanc-bec qui partage la couette de son fils est prié de présenter sa désapprobation ailleurs, du moins jusqu’à ce que le meilleur Alpha de la meute du Nord ait fini son petit déjeuner.

7 h 30 : Silas passe l’aspirateur avec désapprobation. Papa a fait sa vaisselle lui-même, et l’a rangé. Les garous sont bien plus civilisés que certains livres veulent le faire entendre.

7 h 45 : Silas ouvre la porte avec désapprobation. Il a vraiment décidé de nous pourrir la journée, voire la semaine. J’espère que les nouvelles d’Edouard seront bonnes.
–          Nous avons une piste. Je ne peux en dire plus. Je n’ai pas envie qu’un garou ou un vampire déchiquette un innocent.
–          Ils ne sont pas comme ça, n’est-ce pas Gaël ? grinça Silas.

8 h 00 : je ne suis pas du tout en forme pour mon premier patient.

9 h 00 : pour mon second patient, cela ne s’améliore pas.

10 h 00 : papa me conseille de me reposer plutôt que d’avaler des tablettes énergétiques. Les vampires n’ont aucune envie de mordre un homme flagada, autant continuer sur ma lancée.

11 h 00 : Russel et sa sœur. Nous poursuivons la thérapie familiale. Russel a une légère ecchymose sur le nez, qui peine à cicatriser.
–          Dès qu’un homme s’approche de moi, il faut qu’il intervienne !
Les capacités vocales de Julia sont optimales.
–          Je te protège. Je suis ton grand frère et ton géniteur. Nous sommes parmi les plus vieux vampires, les plus résistants. Qui te dit que cet homme ne voulait pas t’offrir du sang empoisonné ?
–          Attendez, attendez (je n’étais décidément pas au mieux de mes capacités). Vous voulez dire que vous fréquentez des humains, non des vampires ?
Julia me regarda comme si j’avais proféré une énormité.
–          Bien sûr ! Chaque fois que je fréquentai un vampire, il lui arrivait un malencontreux accident. N’est-ce pas Russel ?
Alexandre…
–          Il te trompait éhontément avec une humaine.
–          Paul …
–          Il était collant et pas très futé.
–          Cédric…
–          Un maladroit incapable de chasser tout seul.
–          Yvain…
–          Il te préférait son lion.
La litanie se poursuivit durant une heure. Deux mille ans, et presque quatre cents ex. J’admirai sa mémoire prodigieuse. En partant, Russel me serra la main, avant de la garder suffisamment dans la sienne pour que j’ai la sensation de l’avoir coincée entre deux blocs de glace.
-Faites attention à vous, soyez prudent. L’autre jaloux n’est pas apte à prendre soin de vous comme il le devrait.
Heureusement pour moi, il sortit sans que j’ai eu le temps de trouver une réponse adéquate.

A force de me lire, vous allez vous dire qu’il n’existe que des vampires névrosés. Pas du tout, il existe aussi des vampires qui vivent très bien leur condition de non-morts. Ils ne viennent pas dans mon cabinet, eux, et savent très bien arranger eux-mêmes leurs petits problèmes.
Prenez par exemple Rufus et Célia. Rufus a 535 ans, Célia 322, et ils ont ouvert un bar à sang de synthèse qui fonctionne très bien. Enfin, qui fonctionnait très bien, jusqu’aux deux derniers jours. Ce midi, c’est plutôt morne.
Edouard, que j’accompagnais, avait tenté de les rassurer, un seul cas d’empoisonnement avait été signalé après une consommation dans leur bar. Rufus avait cependant cédé à l’angoisse de Célia et s’était décidé à l’analyser tout son stock. On n’est jamais trop prudent.
–                 Nous fêterons cette année nos trois cents ans d’union. Je ne veux pas qu’un cinglé gâche cet anniversaire.

Et là, mes chers lecteurs, je suis obligé de vous abandonner, pour un certain temps je le crains. Il est midi vingt-deux – réflexe, je regarde ma montre – et quelqu’un est en train de rentrer dans le bar par le toit. Célia, Rufus et même Edouard se mettent en position de défense. Je n’en ai pas le temps, une violente douleur me transperce, et je sombre.

Et puis Paulette de Barbara Constantine

Mon résumé :

Ferdinand vit seul dans sa ferme, depuis que son fils, sa belle-fille et ses deux petits fils ont déménagé. Autant dire qu’il s’ennuie un peu. Un jour, lui et ses deux petits-fils passent chez sa voisine et s’aperçoivent que le toit est sur le point de s’effondrer. Il lui propose de venir s’installer chez lui, après une très longue réflexion. Peu à peu, la ferme va revivre, après que d’autres amis se seront joint à eux. Et puis Paulette.

Mon septième avis dans le cadre du prix Confidentielle

Mon avis :

J’ai terminé ce livre il y a quelques semaines déjà, et pourtant je peux tout de même rédiger cet avis en me souvenant parfaitement de l’émotion que ce livre a suscité chez moi. J’ai adoré ce livre, j’ai envie d’en conseiller la lecture à tout le monde.

Déjà, je voudrai saluer le titre, très bien choisi. L’arrivée de Paulette est le point culminant de ce roman – je ne vous en dirai pas plus.

Un peu utopiste, ce roman ? J’en demeure d’accord, avec sa volonté de faire cohabiter sous un même toit plusieurs générations, aux idéaux pas forcément identiques, mais il est tellement rafraîchissant ! J’ai pris plaisir à voir ces personnages, souvent meurtris par la vie, continuer à faire face malgré tout, à vivre, à rester ouverts aux autres. Ce roman aurait pu être un hymne à l’aigreur et aux regrets, il est un hymne à la joie de vivre, à la solidarité, à l’ouverture aux autres qui elles seules permet de surmonter les épreuves. Il n’élude pas les problèmes de chacun, notamment les relations difficiles entre Ferdinand et ses fils, ou entre son fils et sa femme. Il ne prétend pas que tout peut se résoudre d’un coup de baguette magique, et tout ne sera pas résolu, il prétend qu’il est possible d’aller de l’avant, avec un peu de bonne volonté.

Je ne connaissais pas du tout Barbara Constantine, j’ai beaucoup apprécié son style plein d’allant, vif et enjouée. Je n’ai pas vu passer le temps en lisant ce livre, et je n’aurai souhaité qu’une chose, qu’il se prolonge encore.

Challenge ô vieillesse ennemie

La traversée du temps de Yasutaka Tsutui

Mon résumé :

Kasuko range la salle de sciences naturelles après les cours. Alors qu’elle est seule, elle sent une odeur douceâtre, qui lui rappelle des souvenirs de jeunesse. Elle est évanouie quand ses camarades la retrouvent. Après cet incident, les catastrophes se multiplient. Que s’est-il passé ?

Mon avis :

Kasuko n’est pas une super-héroïne, pourtant, elle se retrouve bien malgré elle dotée d’un super pouvoir, elle peut voyager dans le temps. Elle tentera ainsi d’empêcher une série de catastrophe de se produire.

Seulement… Kasuko est une grande fille toute simple, une lycéenne qui a un super pouvoir et n’a strictement aucune envie que sa vie soit bouleversée par celui-ci. Comprendre ce qui lui est arrivé et redevenir normale sont ses buts et ils détonnent dans l’univers de la science-fiction. En effet, le lecteur s’attend plutôt à voir le héros maîtriser peu à peu son pouvoir, quitte à provoquer quelques catastrophes au passage, plutôt que de le voir se lancer dans une quête inversée.

La tâche de Kasuko n’est pas facile, trouver un ami prêt à l’aider non plus. Elle-même s’interroge sur ce qu’elle vit, ce qu’elle ressent, ce qui rend son personnage très touchant. De même, ce récit est doux, agréable à lire. Les chapitres sont courts et bien construits. J’ai cependant le regrêt que ce texte fut si bref, j’aurai aimé que le récit soit davantage approfondi et que les relations entre les personnages soient plus développées.

Septembre : mois de la littérature jeunesse